IFTM-TopRésa : le voyage est une valeur

Plus de 32000  personnes, accourues du monde entier vont se précipiter la semaine prochaine au salon mondial du tourisme de Paris à la Porte de Versailles (15-17 septembre, réservé aux professionnels). Au sortir de la saison estivale, se dessine le devenir des déplacements d'agrément qui sont désormais  regardés  comme des voyages. Plus de 1600  destinations y sont  proposée

L’édition 2026  de Top Resa  va sans doute marquer un tournant  dans le monde du tourisme. Ainsi débarrassées de la problématique du  Covid qui appartient au passé, les entreprises peuvent et doivent s’investir dans le l’avenir du tourisme en posant ouvertement la question du voyage. Plus de 32000 professionnels sont attendus pour comprendre le nouveau monde qui installe ses standards  d’usage des déplacements et  des séjours. Et pour la première fois est posée sur les différentes tables de conférence la notion de valeur du voyage. C’est le principe même du déplacement. Que peut génèrer le fait de se mouvoir pour  son propre plaisir personnel, familial, professionnel ? C’est selon les organisateurs du salon, un premier pilier de valorisation : l’économie et le territoire. Ce que rapporte  le tourisme et  ce qu’il coûte aussi.

Le frisson et l'émotion du voyage !

 

La deuxième dimension de la valeur « voyage » intéresse plus directement le touriste lui-même. Elle renvoie   aux valeurs  humaines et émotionnelles, puisque les visiteurs  recherchent un frisson, un ressenti, en supplément de la consommation proprement dite du séjour : hôtels, restaurants, bateaux... Le frisson, c’est la faculté première qui pousse à sauter dans des avions ou des trains pour  ressentir des sensations nouvelles, inédites. C’est alors que le déplacement prend son sens.  Enfin, les experts regroupés à TopResa  vont pouvoir argumenter sur la  troisième dimension, collective cette fois-ci  des voyages. Ainsi donc, il ne suffit plus de répondre aux oukazes  des influenceurs et de l’intelligence artificielle  pour choisir son prochain séjour, qui génèrent les  grands  flux. Ainsi, on avait noté la sensationnelle campagne de promotion territoriale des paradisiaques Dolomites, au nord de l’Italie dans la foulée des jeux olympiques d'hiver de Cortina d'Ampezzo (Tyrol du sud).  Cette réussite a abouti à une situation aïgue de surtourisme sur les principaux sites de cette  spectaculaire zone naturelle  de montagne, terre bénite des alpinistes et  de ceux qui veulent faire de trés belles photos de vacances. Ainsi, la destination des Dolomites a-t-elle rejoint Venise, Rome, Florence, Naples ou les Cinq  Terres dans le carré des hauts lieux de la surfréquentation. A tel enseigne que des propriétaires privés, des agriculteurs, ont instauré un ticket d’entrée sur leurs parcelles à 5€ pour réguler le flux devenu insupportable. L’initiative sauvage est illégale mais elle montre bien la difficulté de faire  cohabiter une population pérenne et un  massif flux saisonnier  sur les terres instagramables.  Le défi vacancier devient la nécessité  de produire  des images pour sa propre  communauté, les plus belles possibles.

Hors  des  foules,  le salut !

Bienheureusement, il est possible de voyager ailleurs que dans la foule. Et chaque année, le salon de Paris est la preuve vivante que l’on peut visiter à côté des méga-spots. Ainsi cette année, 1600 destinations sont à découvrir avec un pays qui s’ouvre encore plus aux visiteurs : l’Ouzbékistan qui est entré en partenariat avec l’évènement pour augmenter sa visibilité sur la place mondiale. Les villes millénaires comme Samarcande fournissent la tête d’affiche mais on comprend bien que là encore le territoire offre une belle authenticité et une  grande diversité.  A Top Resa, on croise une foultitude de professionnels de tourisme, qui oeuvrent notamment dans les agences de voyages ( prés de 40 % du visitorat) et qui ont un rôle important à jouer pour guider le candidat au voyage  lors de la préparation de son périple qui tient du slalom  géant sur les pistes numériques.