Une rose et mille Mondes : Le Petit Prince passe l'été chez Gérard Bertrand

C'est l'une des expositions les plus inspirantes de cet été suffoquant. C'est « Une Rose et Mille mondes », chez Gérard Bertrand, au domaine de l'Hospitalet à Narbonne, une quarantaine de créations d'artistes  de culture asiatique, rassemblées par le propriétaire du château, passionné d'art, d'art de vivre, de viticulture. Et de philosophie tendance Antoine de Saint Exupéry. Avec un supplément, Kosmos, une  cuvée universelle. Et dans l'idée : relire Le Petit Prince si le dieu Soleil nous laisse réfléchir et respirer enfin. Pour les 80 ans de l'édition française chez Gallimard.

Ainsi donc le Petit Prince a désormais une ambassade sur terre, entre ciel étoilé et mer Méditerranée. C’est au château de l’Hospitalet, dans ce domaine béni des dieux, des vins et des vents. Des bons vivants et des bienveillants qui se partagent parfois la même planète. En février dernier, Gérard Bertrand, a signé un partenariat avec la fondation Antoine de Saint Exupéry pour la jeunesse. Dans le même temps à l’hôtel Lutétia à Paris, il a présenté Kosmos, sa dernière création oenologique, un vin blanc, un vin rouge, une compilation réussie des meilleurs jus de ses dix-sept domaines,un défi jamais réalisé depuis que le vin est vin. Qui a demandé plus de deux ans de préparation pour trouver la juste combinaison, l’assemblage sublime et complexe. Cette cuvée est estampillée Antoine de Saint Exupéry sur une étiquette qui présente les galaxies, comme une évidence, ici-même sous les étoiles du Massif de la Clape et dans l’univers du philosophe-pilote de guerre. Depuis 2009, la fondation dirigée par Olivier d’Agay développe des programmes d’actions aussi bien en France que dans le monde entier, dans le domaine de la défense de la biodiversité et pour les jeunes.

En juin dernier, les principaux acteurs de cette opération ont dévoilé cette étonnante exposition. Dix-huit artistes issus de la diversité asiatique, de France ou de l’étranger, ont plongé leurs pinceaux et leur inspiration dans leur propre culture du Petit Prince. Souvenirs d’enfance, réminiscences de lectures. Tous sans exception, comme dans le vaste monde ont quelque chose en eux du Petit Prince, un conte universel, le plus traduit dans le monde en plus de 600 langues ou dialectes. « L’œuvre de mon grand-oncle relie l’espace et le temps. Elle parle aux générations successives de responsabilité, de lien et d’essentiel. KOSMOS prolonge cette vision dans un autre langage : celui du vin » explique Olivier d'AGay qui préside la fondation.

« Kosmos est né de notre lecture sensible du monde. Le vin est un dialogue entre la terre et le ciel, entre la matière et l’esprit » répond Gérard Bertrand qui voit un lien très évident entre le Petit Prince et cette manière de cultiver la terre et de faire du vin. Avec respect et passion.

Ici, à l'Hospitalet, ils ont tous un peu de Petit Prince en eux

« Les cuvées KOSMOS, sont issues de l’assemblage d’une sélection de parcelles cultivées en biodynamie au sein des Châteaux et Domaines Gérard Bertrand. Elles incarnent cette conviction profonde que la viticulture est un art vivant, guidé par les cycles naturels et le rythme des astres, le vigneron jouant son rôle de révélateur au travers de l’art de l’assemblage. Car, plus qu’un vin, KOSMOS est présenté comme un « geste artistique », reliant terroirs et consciences, dans l’esprit de cette phrase de Terre des hommes : La grandeur d’un métier est, peut-être, avant tout, d’unir des hommes » raconte encore Gérard Bertrand. Lui se passionne, on le sait, pour la biodynamie, l’art de vivre et  les divines inspirations.

Ainsi donc est né ce partenariat matérialisé par l’exposition de cet été, qui parle de manière universelle du Petit Prince. Le réputé  galeriste Anthony Phuong, qui développe avec Ziwei la maison A2Z art Gallery à Saint Germain des prés a orchestré cette délicate  opération artistique, hors du commune. C'est lui qui a réussi le subtil assemblage pour hisser l'expo au même niveau que Kosmos. Qui a trouvé les artistes et les a motivés pour produire un peu de Petit Prince.

À tout moment, on s'attend  à ce que surgisse Antoine de Saint Exupéry

Trois ans plus tôt, déjà, on s’en souvient, une première exposition pour fêter les 80 ans de la toute première édition américaine du Petit Prince, avait sacralisé l’Hospitalet comme un lieu de la mémoire d’Antoine de Saint Exupéry. Trois étés et autant de canicules sont passés sur le domaine. Et le château donne encore le sentiment, que l’écrivain-aviateur est sur le point de surgir pour se glisser dans les activités de la maison Gérard Bertrand, inspirée par les textes d’Antoine de Saint Exupéry. Ici et plus qu’ailleurs, le ciel est en permanente conversation avec le vivant. Aprés être passé par L’Hospitalet à l’heure du vernissage de juin, Philippe Perrin, ambassadeur de la fondation Antoine de Saint Exupéry avoue sa surprise et son émotion.  « C’est bien l’un des meilleurs endroits pour incarner l’écrivain. C’est un lieu et même une équipe qui respirent l’esprit et la pensée de l’auteur du Petit Prince. C’est un merveilleux enrichissement et surtout un souffle supplémentaire pour la Fondation. Je suis persuadé que Gérard Bertrand est un moteur supplémentaire et que nous allons faire, avec lui, ce créateur et cet entrepreneur français, de grandes choses » explique l’astronaute, aviateur et pilote d’essai français qui a rejoint la patrouille  permanente d’Antoine de Saint Exupéry aprés avoir emporté avec lui dans l’espace le Petit Prince justement.  Comme l'avait fait avant lui l'astronaute française Claudie Haigneré la marraine de l'exposition. Philippe Perrin est ressorti impressionné  par cette expérience nouvelle, inspirante et inspirée.

L’exposition est en libre accès à partir de 10h00 au domaine de l'Hospitalet. Elle se visite jusqu’au 13 octobre.

Florac : Les Tuffery réinventent les jeans et rallument les heures bleues

Cinq dates et autant de raisons pour prendre la route  rafraichissante des gorges du Tarn. Pour se refringuer et même guincher sur le toit-guinguette des ateliers. Le programme est au bout de la lecture.

Le toit-guinguette de l'atelier Tuffery
Le toit-guinguette de l'atelier Tuffery à Florac

Il se passe toujours quelque chose derrières les idées émises par Julien et Myriam Tuffery. Ainsi le dernier chantier d’extension de l’atelier de Florac a-t-il accouché d’un festival grâce à son toit-guinguette. Lors de la visite du chantier, Julien, lui-même, avait un peu vendu la mèche que cet espace, au-dessus des ateliers, allait permettre des moments d’échanges et de convivialité.  L’emplacement du barbecue était même prévu. Le projet est réalité festive depuis déjà trois saisons de musique et installé  dans l'agenda pour cet été 2026 avec cinq dates qui donnent  envie de passer de l’essayage au rez-de-chaussée à la    au premier étage. Il faut dire que depuis le redémarrage des ateliers Tuffery, Julien et Myriam ont capitalisé une solide expérience évènementielle pour transporter le nouveau concept du « fabriqué  français en Lozère »  de Toulouse à Montpellier et dans le quartier du Marais à Paris avec à chaque fois des soirées particulièrement réussies.

« Les Heures Bleues sont nées de notre envie d’ouvrir davantage la manufacture sur notre territoire. Chaque été, habitants, visiteurs, producteurs, artisans et artistes se retrouvent ici autour de ce qui nous rassemble : la musique, le goût des bonnes choses et le plaisir d’être ensemble », estime Julien Tuffery, dirigeant de la manufacture familiale centenaire avec son épouse Myriam. Ils ont ainsi installé les dates du toit-guinguette  comme des moments importants de la vie festive  estivale de Florac, après avoir  fait de leur boutique-atelier un des passages obligés de tous les visiteurs  de Florc les  trois rivières.

Mieux encore, l’organisation bien huilée, permet d’orchestrer autour de  ces cinq soirées, à la bonne  franquette, une ouverture prolongée du show-room, jusqu’à 21h00.  Ensuite ?  Concerts live, produits locaux, grandes tablées et coucher de soleil sur la vallée : Les Heures Bleues proposent une manière différente de découvrir la manufacture de jean. Lorsque les machines s’arrêtent et que la journée touche à sa fin, le lieu de fabrication devient un lieu de rencontre, de partage et de convivialité.

Cette nouvelle saison fera voyager le public d’une fanfare festive à la pop rock, de la variété française aux sonorités internationales, avec un temps fort exceptionnel consacré à la musique électronique.

Synapson, la musique électro de l'atelier Tuffery

Cette édition 2026 sera marquée par une collaboration toute particulière avec Synapson. « Tout est parti d’une rencontre autour de valeurs communes : l’attachement au savoir-faire, à la création et aux projets porteurs de sens », poursuit Julien Tuffery. Une relation qui s’est concrétisée en 2025 autour de l’album Blue Jeans, pour lequel Atelier TUFFERY a imaginé et réalisé une série de pochettes vinyles collectors confectionnées en denim, avec le visuel de l’album directement floqué sur le jean. De fil en aiguille, le duo français de l’électro est venu tourner une session live au cœur même de la manufacture, au contact des équipes et des ateliers. Le jeudi 23 juillet, Les Heures Bleues accueilleront ainsi Synapson pour une soirée événement. Le célèbre duo français d’électro investira les toits de la manufacture pour un DJ set inédit, quelques mois après la collaboration artistique menée au sein même d’Atelier TUFFERY. Pour cette date, la réservation est obligatoire (tarif 15€) et la jauge limitée à 400 places

Programmation 2026 

Andorre : donnez-leur huit mètres de neige et ils la transforment en or blanc

L’Andorre vient d’enregistrer une des meilleures saisons d’hiver de son histoire. La neige, pléthorique cette saison nourrit cette croissance. Et renforce l'attractivité hivernale des stations ainsi regroupées dans l'unité Grandvalira Resorts.

« Au-dessus de 7 mètres de neige, voyez-vous, on ne compte-plus ! » s’exclame un des opérateurs andorrans de Soldeu, partie intégrante de Grandvalira, la mégastation des vallées  qui jouxte la France. Et cette année, gâtée par la nature, la principauté a reçu jusqu’à 8,64 mètres de neige. C’est arrivé depuis la période d’avant-saison de la Purisima, cette  fête religieuse de début décembre en Espagne, qui magnétise les skieurs  de Catalogne du Sud. jusqu’à ces jours-ci. Le grand manteau blanc est encore omniprésent et il tombe encore, certaines nuits, cette fameuse  neige du coucou.

Andorre et sa dotation exceptionnelle en neige naturelle cette hiver. (c) Grandvalira Resorts
(c) Grandvalira resorts

Moyennant quoi, les stations  regroupées dans le GrandValira Resorts (Pal-Arinsal, Ordino-Arcalis et GrandValira) publient des résultats  quasi historiques malgré une météo par moment  défavorable aux sports d’hiver et des problèmes d’accès routiers  qui ont perturbé  une dizaine de week-ends. Pour cette campagne, GrandValira resorts annonce  2 382 805 journées-skieurs  vendus, soit une hausse de 2,7 %  par rapport à l’année précédente. Pal-Arinsal signe la meilleure performance (460 788 journées-skieurs) avec + 9,1 %  alors qu’Ordino-Arcalis recule de 3,7 % à cause d’intempéries. Le chiffre d’affaires  global  bondit de 4,25 % avec une contribution notable des activités annexes, puisque les hivernants, en Andorre, comme dans toutes les montagnes touristiques, ont encore plus consommés, en cours de skis, en location de matériel.  La restauration progresse moins vite :  + 1,8 %.

La clientèle espagnole  reste majoritaire

« Les abondantes  chutes de neige de cet hiver, avec des cumuls records, ont permis d’atteindre  des taux d’occupation journaliers très élevés, portés par une stratégie de vente anticipée  et le dynamisme des marchés internationaux » détaille David Ledesma, un des responsables de GrandValira Resorts. Ces  bons résultats sont réalisés  grâce à la clientèle internationale. l’Espagne reste le principal contributeur (52 %), avec prépondérance des catalans (25 %) devant les skieurs des régions de Valence, de l’Aragon et des Baléares (17 %). Le Royaume-Uni reste un des marchés-clés (17 %) alors que l’on note une très forte augmentation de la fréquentation des Amériques, USA ou Amérique du Sud (+ 40 %), notamment  boosté depuis trois ans, par l’intégration des pistes andorranes  à l’IKON Pass, qui regroupe les soixante plus belles stations dans le monde. La clientèle française est en recul à  seulement 6 %, contrariée cette saison par des problèmes d’accès via le Pas de La Case. Les stations andorranes  ont gravé cette année, un nouveau record historique, celui la plus importante  fréquentation en une seule journée. C’était le 29 décembre, soit un cumul de 34 523  skieurs sur les trois stations, avec notamment 25 412  skieurs sur le domaine de Grandvalira et les premières pistes au pied du Pas de la Case.

Les skieurs adorent et adoptent le numérique

(c) Grandvalira resorts

Le digital joue un rôle-clés pour  l’administration commerciale de la destination andorrane  notamment avec la  doctrine d’anticipation des réservations. Ainsi les ventes digitales progressent de 6 %, ce qui n’est pas une croissance faramineuse mais la réussite réside dans l’usage de l‘application mobile qui enregistre une augmentation de 65 % des interactions. Cette fameuse application regroupe  à ce jour 380 000 utilisateurs actifs (+85 %). Cela  semble être  une des recettes du succès commercial de la destination. Et un des leviers de développement  à l’attention les usagers pour les prochaines saisons. Avec si possible, 7 mètres de neige pour sécuriser les séjours.

Jeux Paralympiques de Milano-Cortina : Le week-end en or de Cécile Hernandez

C'est le grand rendez-vous pour la snowboardeuse des Angles  : avec le titre olympique  dans le viseur.

La porte-drapeau de la délégation paralympique française est à pied d’œuvre  sur les pistes  de Cortina alors que les compétitions débutent ce vendredi 6 mars. Nathalie Hernandez va entrer en piste ce samedi 7 mars (à partir de 11h00) dans l’épreuve de Snow Board Cross, la discipline de prédilection avec sur l’échiquier mondial, quatre  filles qui se détachent pour trois places sur le podium paralympique.  Elle défendra sa médaille d’or obtenue à Pékin en 2022, face à une  concurrence essentiellement  américaine. La française  est à la  fois prudente et ambitieuse pour ces jeux. En coupe du monde, elle a dominé  cet hiver avec trois victoires sur quatre en Autriche et en Suisse. La consécration  de cette sportive de haut niveau de 51 ans devrait arriver ce dimanche à partir de 11h00  sur la piste très technique de Cortina d’Ampezzo. Le week-end suivant, (le 14 mars à partir de 10h00) elle participe à l’épreuve de Blanked Slalom (médaille d’argent en 2018).

Nathalie Hernandez  souffre d’une sclérose en plaques. Elle s’entraîne aux Angles  dans les Pyrénées-Orientales où elle  bénéficie de très bonnes conditions de préparation.  Son palmarès olympique  est éloquent  : médaille d’or en Cross à Pékin, deux médailles d’argent une de bronze.

A  Suivre  sur France Télévisions.

Sur grand écran au complexe Angléo aux Angles.

Les 7 et 8 mars à partir de 11h00.

Le 14 mars à partir de 10h00.

 lesangles.com

 

 

Les Neiges Catalanes touchent du bois et passent à travers la tempête Emilia

L’embellie du début de saison se confirme en Cerdagne  comme en Capcir. Vacances de fin d'année tout schuss avec de la neige fraîche.

Les  dirigeants des stations des Neiges Catalanes, sont soulagés. Ils sont passés à travers  le redoux doux et la tempête Emilia qui a   bombardé de allebardes  la plaine du Roussillon et même le Vallespir avec  plus de 150 mm d’eau par m2 dans certains secteurs.  Et en montagne ?

Jérôme Meunier, directeur des Angles (c) christian Goutorbe

Point de pluie, ou si peu. « A peine une heure de pluie en début de semaine sur le village des Angles  et puis rapidement de la neige à partir de 2000 mètres. Et une hygrométrie très satisfaisante avec des températures négatives les nuits et du 7  à 8° en journée. Cela donne des conditions maximales d’exploitation pour ces vacances de fin d’année avec  un domaine skiable ouvert à 90 % et de la neige annoncée à partir de dimanche » raconte Jérôme Meunier le directeur de la station des Angles (Pyrénées-Orientales).

Toutes les stations bien dotées pour les  vacances

Elle était  la première station française des Pyrénées à se lancer depuis le 28 novembre dernier. Juste à côté, à Font-Romeu-Pyrénées 2000, c’est la même satisfaction puisque tout fonctionne depuis  le 5  décembre dernier, y compris sur les six boucles de ski de Fond, qui ne bénéficient pas d’enneigement artificiel. Elles s’en remettent à ce qui tombe du ciel et au travail sur les pistes.  Ici aussi le domaine skiable est praticable à 90 % avec  un enneigement autour du mètre en haut des pistes. « Le  niveau des réservations est excellent meilleur que les années  précédentes qui sont je le rappelle des années records » indique Jacques Alvarez qui dirige la station.

Font-Romeu. Trés bon niveau de réservations. (c) christian goutorbe

 

Et toutes les stations des Neiges Catalanes sont logées à la même enseigne de l’optimisme puisque Porté-Puymorens, la mieux enneigée de toutes fonctionne depuis  le 5 décembre et que les deux entités  de Trio Pyrénées, Formiguères et Cambre d’Aze, ouvrent tous les jours pour ces vacances. « Les  premiers chiffres de fréquentation du début de saison sont excellents et encourageants » analyse Alexis Righetti le directeur de Trio Pyrénées. Seule incertitude à ce jour, c’est l’attitude  des agriculteurs en colère. Au pied des massifs, ils  menacent de bloquer l’accès aux stations. Mais en Roussillon, on imagine mal des éleveurs  majoritairement installés en montagne tirer une balle dans le pied  de la communauté des sports d’hiver qui mettent en avant leurs productions.

Christian Goutorbe

 

 

Le prix des forfaits  cette année aux Neiges Catalanes.

Font Romeu-pyrénées-2000, journée adulte. 47,50 €

Les Angles : 46 €.

Trio Pyrénées :  39,50 €. Porté-Puymorens, Formiguères, Cambre d'Aze.

 

Les Fragrances de Flüm ennivrent les Neiges de Savoie

Les  créations de Flüm,  la jeune entreprise de Chambéry,  viennent d'enthousiasmer les membres du jury et  de remporter le prix de l’innovation des Neiges de Savoie, le concours des pépites  prometteuses. Les mauvaises odeurs qui  imprêgnent les tissus sont ciblées.  Flüm propose des brumes textiles naturelles. 

 

Les organisateurs  du prix des Neiges de Savoie  ont un sens aigu du timing météo.

Flüm, comment odoriser les textiles
Flüm, comment odoriser les textiles

Ils ont organisé la remise des prix des Neiges le jour même où ce matin-là blanchissaient les campagnes dans toute la Savoie. Et même bien au-delà. Depuis cinquante ans, les forces économiques du département récompensent des chefs de jeunes entreprises prometteuses. Sept ont été couronnées ce vendredi à SavoiExpo à Chambéry à commencer par Flüm. Cette TPE  (Très Petite Entreprise) a été fondée par Lou Terragnolo voici trois ans. Elle connaît déjà un développement intéressant que vient couronner le prix des Neiges dans la catégorie Innovation. Parce que c’est une innovation considérable qui peut améliorer sensiblement le quotidien, surtout pendant cette période d’hiver où les   habitations de montagne ou des vallées sont calfeutrées pour conserver la bonne température à l’intérieur. Et les odeurs aussi.

Flüm, une brume parfumée !

Flüm, considérée comme une brume parfumée  vient, en quelques vaporisations apporter une fragrance, s’incruster dans les tissus et ainsi flatter les narines. C’est Lou Terragnolo qui a mis au point ce procédé à base d’huiles essentielles avec des ingrédients 100 % naturels et sans alcool pour rafraichir les textiles au quotidien.

Lou Terragnolo, fondatrice de Flüm, brume pour les textiles
Lou Terragnolo, fondatrice de Flüm, brume pour les textiles

On peut ainsi odorer, en brumisant,  les draps, les vestes, les manteaux, les écharpes,  les sièges auto, les coussins de canapé.  « C’est un produit totalement local, mis au point et  fabriqué à Chambéry et tous  les ingrédients proviennent exclusivement de la région » explique la jeune créatrice de 30 ans,  passionnée  de design, de décoration, de graphisme et d’équitation  qui développe son réseau commercial dans les belles  boutiques de décoration  et d’ameublement aussi bien en Savoie qu’à Paris.  En novembre dernier, elle exposait à Paris au salon Made in France, source de notoriété et  de contacts. « Cette bourse des neiges va me permettre de développer plus rapidement  mes produits » poursuit la jeune créatrice de l’année qui a reçu son prix  des mains de Perrine Pellen, la championne de ski. Ainsi pour cet hiver, ceux qui partiront en station pour dormir en promiscuité dans les petits appartements, pourront glisser Flûm dans le sac, histoire  de donner une grande claque aux mauvaises odeurs et améliorer ainsi l’ambiance générale.

Christian Goutorbe

Les boursiers mis à l’honneur lors de la cérémonie :

Lou Terragnolo, Florian Joguet, Fleur Camilleri, Chloé Pinto, Thomas Sanchis, Zoé Pellicier, Florian Laval.

Créé en 1975, le Prix des Neiges distingue chaque année une personnalité savoyarde remarquable pour ses qualités humaines ou son engagement professionnel. C'était donc la cinquantième promotion des Neiges de Savoie.

Sports d'hiver : ils kiffent tous la peuffe et la teuf

Dans la foulée des géants, Val Tho et Tignes, la saison de ski est lancée, « tout droit dans le pentu » avec déjà un hiver promis phénoménal pour les skieurs et pour les exploitants. Sur la neige tous les voyants sont au vert dans les montagnes de France qui se rient des tourmentes économico-politiques.

Forcément les deux grands stations françaises Tignes et Val Thorens ont tiré les premières, dès le 22 novembre dernier dans une ambiance euphorisante à l’extrême, entre décibels et belles pistes. La neige précoce dans ces deux grands domaines n’est plus une question à poser. À Val Thorens, au bout du bout de la vallée de Belleville, les premiers flocons remontent au début du mois d’octobre et il n’y avait pas  de mystère sur l’idée que la plus belle station du monde ouvrirait ses descentes la première dans une ambiance de fête aussi bien sur les pistes que dans les différents établissements qui participent à l’esprit Val Tho, à commencer par la Folie Douce à 2 600 mètres d’altitude. Et forcément, on s’est joyeusement bousculée pour la Première Descente avec tout de même 15 000 forfaits écoulés lors de ce samedi 22 novembre. On n’est pas bien loin de ce compte pour la première journée à Tignes dans un contexte commercial qui n’a jamais été aussi euphorique pour la filière montagne toute entière.

Euphoriques prévisions pour cette hiver adossé aux réservations

« Depuis le mois d’octobre le niveau des réservations est excellent, en hausse pratiquement partout » expliquait Anne Marty, la directrice générale d’Altiservice et présidente des domaines skiables de France avant même la première grande offensive du blanc. « Avant la grande chute de neige, on était en avance de 25 %. Mais depuis une semaine, on est plutôt sur une progression à 40 % » explique-t-on à Font-Romeu. « Et les réservations se font pour tous les segments du marché, les locatifs pour commencer, mais aussi les forfaits, les cours de ski et casiers à skis » détaille Jacques Alvarez le directeur de la station qui ouvre le 5 décembre prochain pour capter la très bonne clientèle des catalans du sud en méga-week-end de purisima. « Avec cette vague de froid et ces chutes de neige, on sécurise à la fois le début du mois de décembre mais aussi et surtout les vacances de fin d’année » ajoute Jérôme Meunier le directeur des Angles qui ouvre la saison le 28 novembre dans les Pyrénées françaises, suivi de près par Porté-Puymorens (29 novembre), qui bénéficie, historiquement, d’un enneigement record. Au-delà, du col de l’Envalira, en Andorre, c’est Ordino qui va dégainer la première (le 27 novembre) mais sur une seule vallée, et avec un petit forfait à 35 € pour se mettre en jambe. On comprend  bien l’enjeu pour les domaines  français d’ouvrir les premiers pour récolter les premiers les très belles images de première neige, par centaines de milliers sur les réseaux sociaux. Soit une promesse de saison historique pour tous… Au-dessus de 1 800 mètres !

Festival Off d'Avignon. Laura Authier : elle brûlera les planches partout où le vent la portera !

Elle joue « En Jeu » seule en scène sur le fil du rasoir. Sa prouesse théâtrale est phénoménale. C’est son premier spectacle et elle n’a que 23 ans. Jusqu’au 26 juillet, à l’heure de l’Angelus du soir (19h10) au Off d’Avignon.

Laura Authier dans sa pièce En Jeu au Off d'Avignon. le mouvement perpétuel. (c) Victoria Vinas

C’est son tremplin. Pour toute une vie d’artiste. C’est une petite salle au fond d’une cour. Sans décor ni accessoire. Scène tendue de noir avec juste un cajon. Son jogging de théâtre est bien trop large. Qu’importe. Laura Authier, 23 ans est à sa juste place avec une aisance impressionnante pour ce premier grand-rendez-vous artistique après un galop d’essai au Off de 2024.

Morgane, petite hyperactive !

Sur l’estrade voici donc Morgane, petite fille hyperactive de 4 ans. Laura incarne aussi sa mère monoparente, dépassée par la situation, le professeur de médecine, sa professeure de danse qui clope et reclope. Puis Morgane devenue adolescente. Son premier amoureux qui ferme la porte à double tour pour une nuit sans amour. C’est cette histoire-là qu’elle porte seule en scène. « Lorsque je l’ai rencontrée la première fois en 2021, son désir c’était d’écrire une pièce. Ce n’était pas juste de monter sur scène. Pendant des mois nous avons travaillé à l’écriture. Son bagage littéraire est énorme. Elle semble avoir tout lu depuis Sophocle. Son bagage musical est aussi immense » raconte Gérard Sibelle, réputé conseiller artistique, obstétricien des beaux textes de théâtre qui a fait cette découverte et l’a encouragée jusqu’à son intégration dans la société internationale de production Quartier Libre.

Bagage littéraire

« Ecrire pour m’exprimer mais surtout pour interpréter, m’octroyer le droit de jouer et de défendre mes propres convictions. L’idée d’incarner plusieurs personnages m’est apparue comme un challenge intrigant, en apportant un côté romanesque à cette histoire » explique l’autrice, cette petite fille de la Riviera qui a toujours respiré « théâtre ». Après écrire, réécrire, inlassablement. De travail en labeur. Ecole de Danse. Cours d’Art dramatique à Nice, Paris, Londres. C’est cette force de travail qui façonne cette maturité scénique, cette densité qui saisit le spectateur, le met à bout de souffle. Le texte, d’une grande profondeur, est richement ouvragé et animé par ce corps toujours en mouvements et les expressions de ce visage. Laura mime, danse, crawle, se contorsionne, esquisse hip hop et flamenco sans jamais quitter du regard les spectateurs. Les changements de costumes se font à vue dans le mouvement, sans altérer jamais la déclamation.

Insaisissable Laura

Laura Authier dans sa pièce En Jeu (c) Lola Gilbert
Laura Authier dans sa pièce En Jeu (c) Lola Gilbert

Au bout d’une heure, l’affaire est classée. Les spectateurs ont adopté,Morgane, petite résiliente, lucide, hardie et culottée. Soudés à leur siège ils en veulent encore, tout connaître de ce que cette fillette a fait de sa vie. Insaisissable Laura s’échappe en pirouette. « Morgane ? Mais elle est née en 1920 ! » s’exclame-t-elle. En comptant bien, au mieux, ce serait aujourd’hui une croustillante vieille dame dans l’ancienne chambre de Jeanne Calment à la maison de retraite d’Arles à déguster chaque jour son verre de Porto. Puis, Laura tire un dernier coup de feu comme à la fin d’un bon western. A l’heure de saluer, voici que son visage, apaisé, retrouve toute la douceur de ses traits de jeune fille au sortir de l’adolescence. Sa standing ovation mêle belle sincérité et palpable émotion. On sait déjà que Laura Authier, brûlera les planches, partout où le vent la portera.

 

« En Jeu » par Laura Authier, tous les soirs jusqu'au 26 juillet (sauf les mardis 8, 15 et 22 juillet) à 19h10 (à partir de 12 ans). A la Factory, espace Roseau Teinturiers, 45 rue des Teinturiers à Avignon. Production Quartier Libre. Mise en scène Carine Rugliano. Chorégraphie : Julien Mercier. Tarif : de 15 à 22 €. (Il est prudent de réserver).

Chez Tuffery, on compte les moutons Mérinos. Sans s'endormir

Chez Tuffery, fabriquant et designer de jeans et de bien d’autres vêtements inusables mais branchés, des brebis sont désormais à l'effectif ! L’atelier poursuit sa croissance (40 personnes) en circuit court et fidélise sa communauté qui réunit désormais des adoptants de Mérinos.

En moins de six mois l’affaire du troupeau Tuffery est bouclée. La maison Tuffery, société familiale de conception et de fabrication française de textile de Florac (Lozère) a réussi la création de son troupeau de brebis Mérinos conduit par Florian Turpin, et Fiona Gomez un couple de jeunes bergers passionnés. Les 150 mères sont arrivées en janvier de la plaine d’Arles et elles dont donné 150 agneaux pour constituer une troupeau de 300 bêtes qui paissent entre l’Hérault à Saint Bauzille-de-la-Sylve en hiver et les hautes terres de Lozère sur le Causse Méjean.

Dans la foulée de l’installation des ovins, Julien et Myriam Tuffery ont lancé une vaste campagne d’adoptions de chacune des brebis. Et en ce mois de juillet, chaque brebis a trouvé son adoptant, la version rurale du correspondant des écoles.

Les adoptants déboursent 450 €.

Ces adoptants se sont manifestés de toute la France et même au-delà, depuis la Belgique, soit 300 personnes en quelques mois. Ces supporters de l’entreprise familiale ont participé financièrement (450€ tout de même) à la mise en place de ce troupeau appelé à fournir de la laine Mérinos pour garnir les vestes chaudes pour l’hiver ou entrer dans la composition des tissus à Jeans.

« La réussite de cette opération d’adoption montre que nous allons dans la bonne direction, même si au départ, on ne savait pas à quoi s’attendre. Le résultat a dépassé nos espérances. Et cela démontre qu’il existe un véritable attachement à l’entreprise de la part de nos clients. Les adoptants vont recevoir une lettre mensuelle, baptisée le carnet du berger pour donner des nouvelles du troupeau. Et il y aura aussi des rendez-vous en visio » explique Julien Tuffery, la quatrième génération des fameux « tailleurs » de la maison de Florac.

Florian Turpin, pe berger (à gauche) et Xavier Julien, le frère de Myriam qui fait pâturer les brebis Merinos dans ses vignes en hiver. (c) Christian goutorbe
Florian Turpin, pe berger (à gauche) et Xavier Julien, le frère de Myriam qui fait pâturer les brebis Merinos dans ses vignes en hiver. (c) Christian goutorbe

400 brebis Mérinos d'ici 2026

« Une filière vivante ne se décrète pas. Elle se construit et s’entretient » ajoute Myriam Tuffery alors qu’une deuxième campagne d’adoption est dans les tuyaux puisque l’objectif est d’atteindre un cheptel de 400 têtes d’ici 2026. Et comme il se doit, les brebis adultes ont déjà livré une première tonte de la fameuse laine Mérinos. Et elles sont à l’estive sur le Causse Méjean, sur les terres historiques de la famille Tuffery. Ainsi donc les adoptants pourront-ils, sur le chemin de leurs vacances, visiter leurs protégées. Et les ateliers dans la vallée.

La Grande Motte : les grands catamarans sont-ils insubmersibles ?

 

Après trois saisons euphoriques post-covid pour la plaisance, les grands catamarans que l’on adore à La Grande Motte, filent sur l’eau malgré un vent  moins bien  moins  fort pour faire avancer l’industrie de la plaisance.

Quand bien même la houle de la conjoncture économique internationale vient  secouer l’écosystème de la plaisance, les catamarans du salon international de La Grande Motte ( 16 eme Multihull show) ne bougent pas. Ou si peu.  C’est ce qui ressort de l’édition qui vient de se terminer ce dimanche avec un  visitorat stable (15 000 entrées) mais avec tout de même 55 %  d’étrangers ce qui pose l’attractivité du port des Pyramides dans l’univers de la plaisance, même et surtout de la haute plaisance. « Pour nous, il y a deux grands-rendez-vous en Europe, c’est La Grande Motte en avril et Cannes en septembre. Plus un grand rendez-vous en Floride aux États-Unis » exprime Gautier Kauffmann, le jeune PDG de Windelo qui ne redoute pas du tout, les menaces de mesure de taxation   brandies par Donald Trump, pour l’unique et bonne raison que les bateaux sont par nature des biens internationaux qui passent le plus claur de leur temps  dans de seaux internationales. « Ce qui serait plus  compliqué, c’et si les États-Unis étaient touchés par une récession économique  importante qui détournerait les clients, nos clients  de l’acquisition de nos bateaux. Ou qui reporteraient leur projet. Mais à ce jour ce n’est pas le cas » poursuit le patron de Windelo, le patron de la compagnie écoresponsable  qui avance à la voile et à l’énergie solaire.

Surtoutn on comprend que les catamarans sont entrain de sauver la filière,  surtout les catamarans de grande taille. Et qu’ils séduisent  des clients qui veulent encore plus grand  avec de nouvelles propositions notamment dans les chantiers français à la pointe de la tendance et des innovations. C’est le as aussi bien chez Outremer, Bali, Catalan, Windelo ou Lagoon.

Mieux encore, les oracles et les prophètes nous pronostiquent dix années de croissance pour les catamarans avec un chiffre d’affaires global attendu à  pratiquement 10 Mds $ contre seulement 4,7 Mds $ l’an passé.  «  Dans un contexte économique   mitigé » reconnait Caroline Popovici, la directrice du salon,  les acteurs de la filière ont besoin des salons,  à la fois  place de marché et moment propice au net-working ».  La direction du salon de La Grande Motte aujourd’hui opéré par la FIN (Fédération des industries nautiques) promet pour 2026 UN  salon réorganisé  et encore plus attractif pour les meilleurs  clients qui nous viennent du bout du monde.

En 2025, cette édition, donnée comme une réussite a rassemblé 73  bateaux, 175  exposants  dont 30 %  d’étrangers.