Marché automobile : les voitures électriques accélèrent

Les  derniers chiffres  fournis par PFA (plate-forme de l’automobile) sont saisissants sur les immatriculations  du mois de septembre. Certes, on note une progression des ventes : +11,6 %. Nous passons de 140 354 véhicules à 156 620. Ce qui établit une croissance  de 4 %  sur les 9 premiers mois.  Mais avec  des performances très différentes  selon les enseignes.

Le groupe Renault poursuit sa progression à 7,6 %. La régie elle-même est à  + 14,6 % alors que dans le même temps Dacia paie le prix de la concurrence chinoise mieux équipée et avec des tarifs très ajustés : - 14,1 %.

Stellantis  boucle le neuvième mois  avec une légère progression de 1,8 %  notamment  grâce à la performance  de FIAT ( + 27,5 %, et + 34 % sur les neuf premiers mois) qui récolte grâce à une gamme renouvelée  et à des tarifs étudiés. Citroën progresse aussi ( + 4%) grâce à la  nouvelle C3 très  bien positionnée.

Inversement Peugeot est en recul (-3,5 %)  même si la 208 reste encore à ce jour la voiture la plus vendue en septembre 2026.  DS, la marque iconique est en grande difficulté malgré une gamme renouvelée : - 27 %.

Dans le reste du monde, on note encore et toujours des chiffres paradoxaux : Toyota   s'affiche à - 5 % et Lexus sa filiale premium à + 26 %.

Les  voitures électriques  vampent le marché

Les voitures à batteries accélèrent dans le grand  virage de 2026. En septembres, elles  représentent 48 %  des immatriculations. Soit une progression de  42 % pour les voitures électriques et  de 6% pour les véhicules hybrides. Entre juin et septembre on passe de 30 % à 42 % des livraisons. Dans le même temps, Les Diesels sont en voie de disparition : 2,9 % des immatriculations,  Les  voitures « essence » pèsent 13,7 % de la demande et les « hybride » écrasent le marché : 49 %  dont 5,8 % en rechargeable. Enfin le pur électrique représente aujourd’hui 31,4 % des ventes (38 700 voitures livrées) et l’essentiel de la dynamique commerciale.

Le hit-parade électrique de septembre 2026

Tesla  modèle Y  reste la voiture full électrique la plus vendue (37 841 Véhicules) devant la Renault e-5 ( 31 996)  qui reste la coqueluche des citadines avec ses  couleurs  vives. Le e-scenic de Renault : 20 522. Et la e-C3  de Citroën est en forte progression en ce mois de septembre (13 979) devant la e-Mégane (10 552) pourtant vampirisée par le e-scenic.  VW ID4  (10 472) et Skoda Elroq (10  319) restent dans la course devant la Renault 4  E-tech (7984 voitures).  La Tesla 3 et les MG  complétent le Top 10.

Enfin et surtout, on note parmi les 100 voitures les plus vendues en France, l’arrivée massive, depuis ce mois de septembre, de nombreux véhicules d’origine chinoise : Byd, Jaecoo, X Peng, Leapmotors sont désormais incrustées dans le paysage national. Et le prochain Mondial de Paris devrait conforter ses positions puisque les « visiteurs » arrivent avec encore  de nouveaux modèles qui sortent des usines chinoises à grande vitesse.

Exod enrôle des marcheurs pour réparer des forteresses et des églises

Exod enrôle des marcheurs pour réparer des  forteresses et des églises.

En mettant un pied devant l’autre, les marcheurs ou les runners du pays peuvent participer à la reconstruction pierre par pierre de monuments en péri. Via l'application Exod.com

L’application collaborative Exod.com permet aux marcheurs et aux runners de participer au sauvetage où à la réparation du petit patrimoine national. On entend par marcheur ceux qui mettent un pied devant l’autre pour sortir le chien, chercher le pain,  courir sous Strava, ressortir le chien, qui  vont au  travail à pied et mieux encore font des visites touristiques  sans autre moyen de locomotion que leurs jambes.Les traileurs, les runners, les passionnés de marche nordique  sont  bien sûr visés par la démarche.  Y  compris ceux qui sont équipés de sneakers de compétition pour les trails, histoire d’avancer comme dans des pantoufles dans le pentu... Ou jusqu’au bout de la rue.

Tous les marcheurs et les runners sollicités

Ne sont pas réellement considérés les marcheurs de la politique de 2017  qui peinent aujourd’hui  à  faire avancer  de vrais projets au bord du précipice.  Le principe mis au point par Exod est simple. Il ne rapporte rien, pas de l’argent pour compter les pas ni des bons d’achats. Tout juste le sentiment d’avoir fait œuvre utile pour sauver ce qui fait le bonheur des visiteurs et la fierté des autochtones. « Exod est une incitation à la curiosité, à ouvrir l’œil pour découvrir des sites d’intérêt, à faire des photos, à rapporter des anecdotes. Mais le principal moteur de l’application, c’est de marcher, de faire des pas, jour après jour, de les cumuler pour que chaque fin de journée, ces pas deviennent des oboles et nous permettent de valoriser financièrement les efforts de chacun » explique Sylvain Morel, le co-fondateur avec Florian Colas et Eric Girardin, d’Exod.com. Ils s’appuient sur le savoir-faire  sur Génération-Voyage (générationvoyage.fr)  une application déjà existante qui édite des bonnes idées de visites ou d’activités pour toute la France.  «Pour moi c’est de la visite guidée. Cela me pousse à sortir de chez moi, à découvrir de nouveaux quartiers » raconte Caroline l’un des pionnières. Cette  incitation à la débauche de marche à pied  a démarré sur un rythme plus élevé que prévu. « En moins de trois semaines, nous en sommes plus de 5000  marcheurs pour un total de plus de 75 millions  de pas comptabilisés » calcule   Sylvain Morel qui rappelle que les trajets à vélo ou en trottinette ne sont pas identifiés par les compteurs de pas qui sont  dans nos téléphones de poche.

Remettre l'église au milieu du village

Les fondateurs espèrent pouvoir, à terme rédistribuer 15 000 € chaque mois  pour soutenir l’un ou l’autre  des 70 projets répertoriés dans toute la France. Ce sont les marcheurs eux-mêmes qui définissent une fois par mois, la destination du chèque. La toute première participation d’Exod.com intéresse la reconstruction du clocher de Saint Salvadou, de Bas-Ségala en Aveyron,  foudroyé puis incendié le 16 août dernier,   cette petite  commune de 500 habitants a reçu un chèque de 708 €… pour remettre l’église au milieu du village.

D’autres projets sont déjà identifiés, comme le château de Montségur en Ariège, Fort Brescou à Agde ou bien le phare du petit Minou à Plouzané (Finistère).

Montagnes catalanes : les vélos moulinent un été d'anthologie

Les activités ludiques et surtout sportives boostent la fréquentation dans les montagnes cet été. Illustration parfaite  dans les Pyrénées roussillonnaises.

Les stations catalanes de montagne viennent de boucler une exceptionnelle saison d’été. Les chiffres de fréquentation sont excellents, sauf pour le début juillet.  La pratique du vélo sous toutes ces formes  a visiblement boosté l’attractivité.  Les deux stations  de Trio Pyrénées, (Cambre d’Aze et Formiguères) équipés pour accueillir les amateurs d’Enduro ou plus simplement de VTT, ont connu une réussite sans précédent. Les pratiquants nous ont repéré. Nous sommes pratiquement les seuls,  du côté français des Pyrénées, à proposer des pistes d’Enduro. Et la pratique est en fort développement côté espagnol. En deux saisons nous avons tracé et construit quinze pistes. C’est un tour de force car tout doit se  faire à la main, faut de pouvoir utiliser des engins de terrassement dans la forte pente »  détaille  Alexis Righetti, le directeur de la SPL (société publique locale) qui gère trois stations des Pyrénées-Orientales. Il annonce une augmentation du chiffre d’affaires de 43 %  soit des recettes qui atteignent les 350 000 €, une véritable aubaine budgétaire et surtout l’équilibre d’exploitation qui permet de travailler sereinement.

Enduro, descente, bike park, vélo de route : tout est  bon dans les montagnes du Roussillon.

 

Les recettes se répartissent entre les remontées mécaniques et la restauration, notamment avec la dynamisation du chalet Sylvain au Cambre d’Aze, devenu une bonne table festive, notamment pour les grillades et le brasero. Le Cambre est devenu, on l’aura compris, un spot pour les enduristes avec tout de même deux pistes plus faciles pour ceux qui ne sont pas des acrobates dans la pente. A Formigères, la fréquentation du télémixte se partage entre les amateurs classiques de VTT et les randonneurs qui accèdent ainsi au domaine féérique des Camporels, un haut lieu de la marche en montagne et de la contemplation. Dans les autres stations on note également une augmentation de la fréquentation, liée aux  fortes chaleurs à répétition dans la plaine et aux températures plus supportables en montagne, notamment avec la fraicheur des nuits de juillet et du mois d'août.

Font-Romeu, où se pratique déjà depuis des années la double saison a bouclé avec une augmentation pour cet été 2026. « Nous avons bénéficié de l’effet Tour de France puisque la troisième étape arrivait dans la station. Et nous avons noté un fort développement du cyclisme sur route. Sur le téléphérique, qui permet d’accéder au bike park, à la luge sur rail, et aussi à plusieurs pistes de  descente, on relève une augmentation de 3%. Mais une forte fréquentation est déjà établie sur les étés précédents. Cette saison est très encourageante. Elle nous pousse à rouvrir la station pour les vacances scolaire de la Toussaint (17 octobre -1er novembre), puisqu’il existe une clientèle pour bénéficier de toutes les activités du hors saison d’hiver » détaille Jérôme Meunier le directeur de la station des Angles.  Ces  données  d’été consolident la position des stations catalanes en regain de santé économique après avoir réalisé  une dernière saison d’hiver riche en neige et en recettes.

 

 

IFTM-TopRésa : le voyage est une valeur

Plus de 32000  personnes, accourues du monde entier vont se précipiter la semaine prochaine au salon mondial du tourisme de Paris à la Porte de Versailles (15-17 septembre, réservé aux professionnels). Au sortir de la saison estivale, se dessine le devenir des déplacements d'agrément qui sont désormais  regardés  comme des voyages. Plus de 1600  destinations y sont  proposée

L’édition 2026  de Top Resa  va sans doute marquer un tournant  dans le monde du tourisme. Ainsi débarrassées de la problématique du  Covid qui appartient au passé, les entreprises peuvent et doivent s’investir dans le l’avenir du tourisme en posant ouvertement la question du voyage. Plus de 32000 professionnels sont attendus pour comprendre le nouveau monde qui installe ses standards  d’usage des déplacements et  des séjours. Et pour la première fois est posée sur les différentes tables de conférence la notion de valeur du voyage. C’est le principe même du déplacement. Que peut génèrer le fait de se mouvoir pour  son propre plaisir personnel, familial, professionnel ? C’est selon les organisateurs du salon, un premier pilier de valorisation : l’économie et le territoire. Ce que rapporte  le tourisme et  ce qu’il coûte aussi.

Le frisson et l'émotion du voyage !

 

La deuxième dimension de la valeur « voyage » intéresse plus directement le touriste lui-même. Elle renvoie   aux valeurs  humaines et émotionnelles, puisque les visiteurs  recherchent un frisson, un ressenti, en supplément de la consommation proprement dite du séjour : hôtels, restaurants, bateaux... Le frisson, c’est la faculté première qui pousse à sauter dans des avions ou des trains pour  ressentir des sensations nouvelles, inédites. C’est alors que le déplacement prend son sens.  Enfin, les experts regroupés à TopResa  vont pouvoir argumenter sur la  troisième dimension, collective cette fois-ci  des voyages. Ainsi donc, il ne suffit plus de répondre aux oukazes  des influenceurs et de l’intelligence artificielle  pour choisir son prochain séjour, qui génèrent les  grands  flux. Ainsi, on avait noté la sensationnelle campagne de promotion territoriale des paradisiaques Dolomites, au nord de l’Italie dans la foulée des jeux olympiques d'hiver de Cortina d'Ampezzo (Tyrol du sud).  Cette réussite a abouti à une situation aïgue de surtourisme sur les principaux sites de cette  spectaculaire zone naturelle  de montagne, terre bénite des alpinistes et  de ceux qui veulent faire de trés belles photos de vacances. Ainsi, la destination des Dolomites a-t-elle rejoint Venise, Rome, Florence, Naples ou les Cinq  Terres dans le carré des hauts lieux de la surfréquentation. A tel enseigne que des propriétaires privés, des agriculteurs, ont instauré un ticket d’entrée sur leurs parcelles à 5€ pour réguler le flux devenu insupportable. L’initiative sauvage est illégale mais elle montre bien la difficulté de faire  cohabiter une population pérenne et un  massif flux saisonnier  sur les terres instagramables.  Le défi vacancier devient la nécessité  de produire  des images pour sa propre  communauté, les plus belles possibles.

Hors  des  foules,  le salut !

Bienheureusement, il est possible de voyager ailleurs que dans la foule. Et chaque année, le salon de Paris est la preuve vivante que l’on peut visiter à côté des méga-spots. Ainsi cette année, 1600 destinations sont à découvrir avec un pays qui s’ouvre encore plus aux visiteurs : l’Ouzbékistan qui est entré en partenariat avec l’évènement pour augmenter sa visibilité sur la place mondiale. Les villes millénaires comme Samarcande fournissent la tête d’affiche mais on comprend bien que là encore le territoire offre une belle authenticité et une  grande diversité.  A Top Resa, on croise une foultitude de professionnels de tourisme, qui oeuvrent notamment dans les agences de voyages ( prés de 40 % du visitorat) et qui ont un rôle important à jouer pour guider le candidat au voyage  lors de la préparation de son périple qui tient du slalom  géant sur les pistes numériques.

 

 

Kia PV5, cheval de Troie électrique dans la Van Life

Un utilitaire Sud-coréen peut  électriser le marché de la Van Life, après avoir décroché le titre mondial 2026 pour les utilitaires.   

Le  Kia PV5 100 % électrique conçu sur la  nouvelle plateforme PBV a de sérieux atouts pour s’imposer sur le marché des utilitaires en attendant de  faire rêver les nomades.  

A l’unanimité des 26 membres du jury (tous journalistes internationaux spécialisés) , le Kia PV5  a remporté le VOTY (van de l’année) 2026. C’était la toute première participation à ce concours bien installé, depuis 2012   dans l’univers des véhicules utilitaires. Le PV5  qui devance le Farizon du groupe chinois Geely, se décline en deux modèles : le cargo pour notamment les artisans et le passenger pour les transports de personnel et les petites navettes. Le PV5  est relativement compact (4,70 m), et passe sous la toise à 1,90 m. Son habitabilité est record et il est particulièrement  bien équipé  dans la tradition de la maison Kia. Il est proposé en deux motorisations : 136 cv avec une puissance de batteries de 51 Kwh, qui promet une autonomie de 480  kilomètres dans le meilleur des cas. Et puis surtout, le moteur  de 240 cv, 71 kWh d’énergie pour une autonomie qui fait rêver à plus 560 kms. En 2025, dans des conditions de circulation normales  sur les routes allemandes, le PV 5  longue charge a signé un record du monde à la mode Guiness Book des Records avec un circuit de 693 kilomètres avant de vider totalement ses  batteries. Mais, il faudra  documenter cet exploit pour comprendre une telle performance.

Une nouvelle voie de motorisation pour la Van Life

 

 

Forcément, ce modèle aux grands parois vitrées,  fait saliver les amateurs de Van Life et on suppose que les transformeurs vont développer des modèles  adaptés  à la vie nomade pour couple ou petite  famille.

 

 

L’américain Vanlab a tiré le premier avec un kit amovible facile à installer. Ledit dispositif doit arriver sur le marché européen dans les semaines qui viennent. Suivront sans doute des adaptateurs nombreux pour imposer sur le marché, un Van totalement électrique avec une belle autonomie, suffisante en tout cas pour voyager en toute sérénité. Et ainsi imposer un nouveau standard dans l’univers en fort développement de la Van Life, pour sortir de la fatalité du diesel.

Le prix a été décerné en juillet  dernier dans le cadre du salon Solutrans qui s’est tenu à Lyon. Il succède au Renault Master Conquers 33 RD (2025). Les premiers prix s’affichent à moins de 40 000 €. Plus  bien évidemment le prix du kit pour transformer cet utilitaire  en véritable petit "chez soi roulant".

Une rose et mille Mondes : Le Petit Prince passe l'été chez Gérard Bertrand

C'est l'une des expositions les plus inspirantes de cet été suffoquant. C'est « Une Rose et Mille mondes », chez Gérard Bertrand, au domaine de l'Hospitalet à Narbonne, une quarantaine de créations d'artistes  de culture asiatique, rassemblées par le propriétaire du château, passionné d'art, d'art de vivre, de viticulture. Et de philosophie tendance Antoine de Saint Exupéry. Avec un supplément, Kosmos, une  cuvée universelle. Et dans l'idée : relire Le Petit Prince si le dieu Soleil nous laisse réfléchir et respirer enfin. Pour les 80 ans de l'édition française chez Gallimard.

Ainsi donc le Petit Prince a désormais une ambassade sur terre, entre ciel étoilé et mer Méditerranée. C’est au château de l’Hospitalet, dans ce domaine béni des dieux, des vins et des vents. Des bons vivants et des bienveillants qui se partagent parfois la même planète. En février dernier, Gérard Bertrand, a signé un partenariat avec la fondation Antoine de Saint Exupéry pour la jeunesse. Dans le même temps à l’hôtel Lutétia à Paris, il a présenté Kosmos, sa dernière création oenologique, un vin blanc, un vin rouge, une compilation réussie des meilleurs jus de ses dix-sept domaines,un défi jamais réalisé depuis que le vin est vin. Qui a demandé plus de deux ans de préparation pour trouver la juste combinaison, l’assemblage sublime et complexe. Cette cuvée est estampillée Antoine de Saint Exupéry sur une étiquette qui présente les galaxies, comme une évidence, ici-même sous les étoiles du Massif de la Clape et dans l’univers du philosophe-pilote de guerre. Depuis 2009, la fondation dirigée par Olivier d’Agay développe des programmes d’actions aussi bien en France que dans le monde entier, dans le domaine de la défense de la biodiversité et pour les jeunes.

En juin dernier, les principaux acteurs de cette opération ont dévoilé cette étonnante exposition. Dix-huit artistes issus de la diversité asiatique, de France ou de l’étranger, ont plongé leurs pinceaux et leur inspiration dans leur propre culture du Petit Prince. Souvenirs d’enfance, réminiscences de lectures. Tous sans exception, comme dans le vaste monde ont quelque chose en eux du Petit Prince, un conte universel, le plus traduit dans le monde en plus de 600 langues ou dialectes. « L’œuvre de mon grand-oncle relie l’espace et le temps. Elle parle aux générations successives de responsabilité, de lien et d’essentiel. KOSMOS prolonge cette vision dans un autre langage : celui du vin » explique Olivier d'AGay qui préside la fondation.

« Kosmos est né de notre lecture sensible du monde. Le vin est un dialogue entre la terre et le ciel, entre la matière et l’esprit » répond Gérard Bertrand qui voit un lien très évident entre le Petit Prince et cette manière de cultiver la terre et de faire du vin. Avec respect et passion.

Ici, à l'Hospitalet, ils ont tous un peu de Petit Prince en eux

« Les cuvées KOSMOS, sont issues de l’assemblage d’une sélection de parcelles cultivées en biodynamie au sein des Châteaux et Domaines Gérard Bertrand. Elles incarnent cette conviction profonde que la viticulture est un art vivant, guidé par les cycles naturels et le rythme des astres, le vigneron jouant son rôle de révélateur au travers de l’art de l’assemblage. Car, plus qu’un vin, KOSMOS est présenté comme un « geste artistique », reliant terroirs et consciences, dans l’esprit de cette phrase de Terre des hommes : La grandeur d’un métier est, peut-être, avant tout, d’unir des hommes » raconte encore Gérard Bertrand. Lui se passionne, on le sait, pour la biodynamie, l’art de vivre et  les divines inspirations.

Ainsi donc est né ce partenariat matérialisé par l’exposition de cet été, qui parle de manière universelle du Petit Prince. Le réputé  galeriste Anthony Phuong, qui développe avec Ziwei la maison A2Z art Gallery à Saint Germain des prés a orchestré cette délicate  opération artistique, hors du commune. C'est lui qui a réussi le subtil assemblage pour hisser l'expo au même niveau que Kosmos. Qui a trouvé les artistes et les a motivés pour produire un peu de Petit Prince.

À tout moment, on s'attend  à ce que surgisse Antoine de Saint Exupéry

Trois ans plus tôt, déjà, on s’en souvient, une première exposition pour fêter les 80 ans de la toute première édition américaine du Petit Prince, avait sacralisé l’Hospitalet comme un lieu de la mémoire d’Antoine de Saint Exupéry. Trois étés et autant de canicules sont passés sur le domaine. Et le château donne encore le sentiment, que l’écrivain-aviateur est sur le point de surgir pour se glisser dans les activités de la maison Gérard Bertrand, inspirée par les textes d’Antoine de Saint Exupéry. Ici et plus qu’ailleurs, le ciel est en permanente conversation avec le vivant. Aprés être passé par L’Hospitalet à l’heure du vernissage de juin, Philippe Perrin, ambassadeur de la fondation Antoine de Saint Exupéry avoue sa surprise et son émotion.  « C’est bien l’un des meilleurs endroits pour incarner l’écrivain. C’est un lieu et même une équipe qui respirent l’esprit et la pensée de l’auteur du Petit Prince. C’est un merveilleux enrichissement et surtout un souffle supplémentaire pour la Fondation. Je suis persuadé que Gérard Bertrand est un moteur supplémentaire et que nous allons faire, avec lui, ce créateur et cet entrepreneur français, de grandes choses » explique l’astronaute, aviateur et pilote d’essai français qui a rejoint la patrouille  permanente d’Antoine de Saint Exupéry aprés avoir emporté avec lui dans l’espace le Petit Prince justement.  Comme l'avait fait avant lui l'astronaute française Claudie Haigneré la marraine de l'exposition. Philippe Perrin est ressorti impressionné  par cette expérience nouvelle, inspirante et inspirée.

L’exposition est en libre accès à partir de 10h00 au domaine de l'Hospitalet. Elle se visite jusqu’au 13 octobre.

Florac : Les Tuffery réinventent les jeans et rallument les heures bleues

Cinq dates et autant de raisons pour prendre la route  rafraichissante des gorges du Tarn. Pour se refringuer et même guincher sur le toit-guinguette des ateliers. Le programme est au bout de la lecture.

Le toit-guinguette de l'atelier Tuffery
Le toit-guinguette de l'atelier Tuffery à Florac

Il se passe toujours quelque chose derrières les idées émises par Julien et Myriam Tuffery. Ainsi le dernier chantier d’extension de l’atelier de Florac a-t-il accouché d’un festival grâce à son toit-guinguette. Lors de la visite du chantier, Julien, lui-même, avait un peu vendu la mèche que cet espace, au-dessus des ateliers, allait permettre des moments d’échanges et de convivialité.  L’emplacement du barbecue était même prévu. Le projet est réalité festive depuis déjà trois saisons de musique et installé  dans l'agenda pour cet été 2026 avec cinq dates qui donnent  envie de passer de l’essayage au rez-de-chaussée à la    au premier étage. Il faut dire que depuis le redémarrage des ateliers Tuffery, Julien et Myriam ont capitalisé une solide expérience évènementielle pour transporter le nouveau concept du « fabriqué  français en Lozère »  de Toulouse à Montpellier et dans le quartier du Marais à Paris avec à chaque fois des soirées particulièrement réussies.

« Les Heures Bleues sont nées de notre envie d’ouvrir davantage la manufacture sur notre territoire. Chaque été, habitants, visiteurs, producteurs, artisans et artistes se retrouvent ici autour de ce qui nous rassemble : la musique, le goût des bonnes choses et le plaisir d’être ensemble », estime Julien Tuffery, dirigeant de la manufacture familiale centenaire avec son épouse Myriam. Ils ont ainsi installé les dates du toit-guinguette  comme des moments importants de la vie festive  estivale de Florac, après avoir  fait de leur boutique-atelier un des passages obligés de tous les visiteurs  de Florc les  trois rivières.

Mieux encore, l’organisation bien huilée, permet d’orchestrer autour de  ces cinq soirées, à la bonne  franquette, une ouverture prolongée du show-room, jusqu’à 21h00.  Ensuite ?  Concerts live, produits locaux, grandes tablées et coucher de soleil sur la vallée : Les Heures Bleues proposent une manière différente de découvrir la manufacture de jean. Lorsque les machines s’arrêtent et que la journée touche à sa fin, le lieu de fabrication devient un lieu de rencontre, de partage et de convivialité.

Cette nouvelle saison fera voyager le public d’une fanfare festive à la pop rock, de la variété française aux sonorités internationales, avec un temps fort exceptionnel consacré à la musique électronique.

Synapson, la musique électro de l'atelier Tuffery

Cette édition 2026 sera marquée par une collaboration toute particulière avec Synapson. « Tout est parti d’une rencontre autour de valeurs communes : l’attachement au savoir-faire, à la création et aux projets porteurs de sens », poursuit Julien Tuffery. Une relation qui s’est concrétisée en 2025 autour de l’album Blue Jeans, pour lequel Atelier TUFFERY a imaginé et réalisé une série de pochettes vinyles collectors confectionnées en denim, avec le visuel de l’album directement floqué sur le jean. De fil en aiguille, le duo français de l’électro est venu tourner une session live au cœur même de la manufacture, au contact des équipes et des ateliers. Le jeudi 23 juillet, Les Heures Bleues accueilleront ainsi Synapson pour une soirée événement. Le célèbre duo français d’électro investira les toits de la manufacture pour un DJ set inédit, quelques mois après la collaboration artistique menée au sein même d’Atelier TUFFERY. Pour cette date, la réservation est obligatoire (tarif 15€) et la jauge limitée à 400 places

Programmation 2026 

Andorre : donnez-leur huit mètres de neige et ils la transforment en or blanc

L’Andorre vient d’enregistrer une des meilleures saisons d’hiver de son histoire. La neige, pléthorique cette saison nourrit cette croissance. Et renforce l'attractivité hivernale des stations ainsi regroupées dans l'unité Grandvalira Resorts.

« Au-dessus de 7 mètres de neige, voyez-vous, on ne compte-plus ! » s’exclame un des opérateurs andorrans de Soldeu, partie intégrante de Grandvalira, la mégastation des vallées  qui jouxte la France. Et cette année, gâtée par la nature, la principauté a reçu jusqu’à 8,64 mètres de neige. C’est arrivé depuis la période d’avant-saison de la Purisima, cette  fête religieuse de début décembre en Espagne, qui magnétise les skieurs  de Catalogne du Sud. jusqu’à ces jours-ci. Le grand manteau blanc est encore omniprésent et il tombe encore, certaines nuits, cette fameuse  neige du coucou.

Andorre et sa dotation exceptionnelle en neige naturelle cette hiver. (c) Grandvalira Resorts
(c) Grandvalira resorts

Moyennant quoi, les stations  regroupées dans le GrandValira Resorts (Pal-Arinsal, Ordino-Arcalis et GrandValira) publient des résultats  quasi historiques malgré une météo par moment  défavorable aux sports d’hiver et des problèmes d’accès routiers  qui ont perturbé  une dizaine de week-ends. Pour cette campagne, GrandValira resorts annonce  2 382 805 journées-skieurs  vendus, soit une hausse de 2,7 %  par rapport à l’année précédente. Pal-Arinsal signe la meilleure performance (460 788 journées-skieurs) avec + 9,1 %  alors qu’Ordino-Arcalis recule de 3,7 % à cause d’intempéries. Le chiffre d’affaires  global  bondit de 4,25 % avec une contribution notable des activités annexes, puisque les hivernants, en Andorre, comme dans toutes les montagnes touristiques, ont encore plus consommés, en cours de skis, en location de matériel.  La restauration progresse moins vite :  + 1,8 %.

La clientèle espagnole  reste majoritaire

« Les abondantes  chutes de neige de cet hiver, avec des cumuls records, ont permis d’atteindre  des taux d’occupation journaliers très élevés, portés par une stratégie de vente anticipée  et le dynamisme des marchés internationaux » détaille David Ledesma, un des responsables de GrandValira Resorts. Ces  bons résultats sont réalisés  grâce à la clientèle internationale. l’Espagne reste le principal contributeur (52 %), avec prépondérance des catalans (25 %) devant les skieurs des régions de Valence, de l’Aragon et des Baléares (17 %). Le Royaume-Uni reste un des marchés-clés (17 %) alors que l’on note une très forte augmentation de la fréquentation des Amériques, USA ou Amérique du Sud (+ 40 %), notamment  boosté depuis trois ans, par l’intégration des pistes andorranes  à l’IKON Pass, qui regroupe les soixante plus belles stations dans le monde. La clientèle française est en recul à  seulement 6 %, contrariée cette saison par des problèmes d’accès via le Pas de La Case. Les stations andorranes  ont gravé cette année, un nouveau record historique, celui la plus importante  fréquentation en une seule journée. C’était le 29 décembre, soit un cumul de 34 523  skieurs sur les trois stations, avec notamment 25 412  skieurs sur le domaine de Grandvalira et les premières pistes au pied du Pas de la Case.

Les skieurs adorent et adoptent le numérique

(c) Grandvalira resorts

Le digital joue un rôle-clés pour  l’administration commerciale de la destination andorrane  notamment avec la  doctrine d’anticipation des réservations. Ainsi les ventes digitales progressent de 6 %, ce qui n’est pas une croissance faramineuse mais la réussite réside dans l’usage de l‘application mobile qui enregistre une augmentation de 65 % des interactions. Cette fameuse application regroupe  à ce jour 380 000 utilisateurs actifs (+85 %). Cela  semble être  une des recettes du succès commercial de la destination. Et un des leviers de développement  à l’attention les usagers pour les prochaines saisons. Avec si possible, 7 mètres de neige pour sécuriser les séjours.

Jeux Paralympiques de Milano-Cortina : Le week-end en or de Cécile Hernandez

C'est le grand rendez-vous pour la snowboardeuse des Angles  : avec le titre olympique  dans le viseur.

La porte-drapeau de la délégation paralympique française est à pied d’œuvre  sur les pistes  de Cortina alors que les compétitions débutent ce vendredi 6 mars. Nathalie Hernandez va entrer en piste ce samedi 7 mars (à partir de 11h00) dans l’épreuve de Snow Board Cross, la discipline de prédilection avec sur l’échiquier mondial, quatre  filles qui se détachent pour trois places sur le podium paralympique.  Elle défendra sa médaille d’or obtenue à Pékin en 2022, face à une  concurrence essentiellement  américaine. La française  est à la  fois prudente et ambitieuse pour ces jeux. En coupe du monde, elle a dominé  cet hiver avec trois victoires sur quatre en Autriche et en Suisse. La consécration  de cette sportive de haut niveau de 51 ans devrait arriver ce dimanche à partir de 11h00  sur la piste très technique de Cortina d’Ampezzo. Le week-end suivant, (le 14 mars à partir de 10h00) elle participe à l’épreuve de Blanked Slalom (médaille d’argent en 2018).

Nathalie Hernandez  souffre d’une sclérose en plaques. Elle s’entraîne aux Angles  dans les Pyrénées-Orientales où elle  bénéficie de très bonnes conditions de préparation.  Son palmarès olympique  est éloquent  : médaille d’or en Cross à Pékin, deux médailles d’argent une de bronze.

A  Suivre  sur France Télévisions.

Sur grand écran au complexe Angléo aux Angles.

Les 7 et 8 mars à partir de 11h00.

Le 14 mars à partir de 10h00.

 lesangles.com

 

 

Les Neiges Catalanes touchent du bois et passent à travers la tempête Emilia

L’embellie du début de saison se confirme en Cerdagne  comme en Capcir. Vacances de fin d'année tout schuss avec de la neige fraîche.

Les  dirigeants des stations des Neiges Catalanes, sont soulagés. Ils sont passés à travers  le redoux doux et la tempête Emilia qui a   bombardé de allebardes  la plaine du Roussillon et même le Vallespir avec  plus de 150 mm d’eau par m2 dans certains secteurs.  Et en montagne ?

Jérôme Meunier, directeur des Angles (c) christian Goutorbe

Point de pluie, ou si peu. « A peine une heure de pluie en début de semaine sur le village des Angles  et puis rapidement de la neige à partir de 2000 mètres. Et une hygrométrie très satisfaisante avec des températures négatives les nuits et du 7  à 8° en journée. Cela donne des conditions maximales d’exploitation pour ces vacances de fin d’année avec  un domaine skiable ouvert à 90 % et de la neige annoncée à partir de dimanche » raconte Jérôme Meunier le directeur de la station des Angles (Pyrénées-Orientales).

Toutes les stations bien dotées pour les  vacances

Elle était  la première station française des Pyrénées à se lancer depuis le 28 novembre dernier. Juste à côté, à Font-Romeu-Pyrénées 2000, c’est la même satisfaction puisque tout fonctionne depuis  le 5  décembre dernier, y compris sur les six boucles de ski de Fond, qui ne bénéficient pas d’enneigement artificiel. Elles s’en remettent à ce qui tombe du ciel et au travail sur les pistes.  Ici aussi le domaine skiable est praticable à 90 % avec  un enneigement autour du mètre en haut des pistes. « Le  niveau des réservations est excellent meilleur que les années  précédentes qui sont je le rappelle des années records » indique Jacques Alvarez qui dirige la station.

Font-Romeu. Trés bon niveau de réservations. (c) christian goutorbe

 

Et toutes les stations des Neiges Catalanes sont logées à la même enseigne de l’optimisme puisque Porté-Puymorens, la mieux enneigée de toutes fonctionne depuis  le 5 décembre et que les deux entités  de Trio Pyrénées, Formiguères et Cambre d’Aze, ouvrent tous les jours pour ces vacances. « Les  premiers chiffres de fréquentation du début de saison sont excellents et encourageants » analyse Alexis Righetti le directeur de Trio Pyrénées. Seule incertitude à ce jour, c’est l’attitude  des agriculteurs en colère. Au pied des massifs, ils  menacent de bloquer l’accès aux stations. Mais en Roussillon, on imagine mal des éleveurs  majoritairement installés en montagne tirer une balle dans le pied  de la communauté des sports d’hiver qui mettent en avant leurs productions.

Christian Goutorbe

 

 

Le prix des forfaits  cette année aux Neiges Catalanes.

Font Romeu-pyrénées-2000, journée adulte. 47,50 €

Les Angles : 46 €.

Trio Pyrénées :  39,50 €. Porté-Puymorens, Formiguères, Cambre d'Aze.