Comment, les gesticulations guerrières de Donald Trump au Moyen-Orient, ont impacté le tourisme mondial

Le salon mondial du tourisme de Paris (IFTM) a tiré les conclusions  de cette saison 2026. Sous forte influence géo-politique et économique. Avec une baisse globale du trafic touristique pour les  voyageurs  français.

Les acteurs du tourisme en France et à l’international sont unanimes : les « Trumperies » du printemps dernier au Moyen-Orient, ont mis un coup de frein brutal aux réservations pour de très nombreuses destinations. Ainsi  chez les opérateurs,  le « volume d’affaires » a chuté de 20%  en mars. Avril est à peine moins pire avec – 13 % avant une rechute à 21 % en juin, soit une baisse  globale de  5,1 %   du nombre de dossiers traités  par les  professionnels du tourisme en France. Ce qui est perdu durant ces trois mois d’intense activité de réservations ne peut se rattraper avec un mois de juillet à – 1 % puis une timide reprise en août avec + 7%.

Ohrid lake in Macedonia (c) Adobe Stock

Dans cette instabilité géopolitique, toutes  les destinations ne sont pas logées à la même enseigne. L’Albanie, chouchoutée par les compagnies low-cost réalise une percée remarquée avec une progression de 292 %. Les  français y ont été  vus très nombreux : 300 000 arrivées. Ils représentent aujourd’hui 34 %   de la clientèle avec un possible transfert des touristes  de Croatie (- 9 %).  Cette soudaine attractivité  de l’Albanie, va de pair avec un rapport qualité-prix excellent et une baisse des paniers moyens de 8,8 %, ce qui représente des efforts tarifaires importants sauf à considérer que des vacanciers radins auraient  massivement mis le cap sur Tirana.  Dans ce grand palmarès, l’Espagne tire sont épingle  du jeu malgré des canicules à répétition ( + 0,1 %) avec un panier moyen stable ( + 0,5 %). L’Espagne reste d’ailleurs la destination favorite des français devant la Tunise, la Grêce, le Maroc et l’ Italie. « En Espagne, on note toutefois un recul dans les îles et dans les stations du littoral qui décrochent cet été  alors que l’espace  continentale n’a pas souffert. On retrouve le même phénomène en Grèce avec une baisse de fréquentation dans les îles, sauf rares exceptions, et plutôt un mieux dans la partie continentale. La Grèce chute de 7,1 %  mais maintient  grosso modo son panier moyen ( -1,7 %) »  estime Linda Lainé  Rédactrice en chef de l’Echo du tourisme qui boucle cette passionnante enquête des tendances à l’international 2026. Parmi les ténors  du tourismes, l’Italie est enrhumée ( - 5,6 %)  malgré la saison d’après les jeux olympiques de Cortina d’Ampezzo-Milan. Il y a bien eu un effet jeu combiné à une très importante campagne de communication sur les réseaux sociaux, Le cocktail a abouti à un incroyable embouteillage en haute saison au paradis absolu des Dolomites totalement saturées cette année.

L'Egypte redevient une destination plébiscitée

Le Sud Tyrol est aujourd’hui une région directement concerné par le phénomène du surtourisme.  Dans ce ralentissement général,  on note tout de même des bons élèves comme  l’Egypte  qui revient dans la course  de la haute saison d’été  ( + 14 % ) avec un effet  grand musée du Caire incontestable. Au  prix d’un effort  marketing considérable, la République Dominicaine (+ 2,7 %) revient dans la course tout comme le Maroc ( + 1,7 %) qui affûte ses armes pour la coupe du monde de football de 2030. Enfin,il se dit que ceux qui voulaient fuir les canicules auraient trouver refuge climatique au Royaume  Uni ( + 4,1 %) et mieux encore en Finlande ( +10, 7 %).

Les catastrophes.

Forcément avec les incertitudes dans les hubs du golf persique et autres  doutes,  les destinations asiatiques  sont les premières victimes. « Alors que tout s’annonçait comme une super saison pour 2026  dans le Pacifique, tout s’est arrêté au printemps et n’est jamais reparti. Y compris en avril les annulations ont été très nombreuses pour le Japon avec la campagne des cerisiers en fleur au mois d’avril »  indique Guillaume Linto, directeur  de l’agence Asia. Ainsi Vietnam (- 4 %), Thaïlande ( - 4,4 %) l’Ile Maurice ( - 5,9 %), le Cambodge, le Laos, sont en recul. C’est encore le cas cette année pour les Etats-Unis (- 25 %). Le coût de la vie, en forte augmentation, rebute les visiteurs et le « charisme personnel » de Donald Trump n’a pas permis d’inverser la tendance, bien au contraire.  La Turquie manque totalement sa saison (- 32 %) à cause sans doute de sa proximité géographique avec le Moyen-Orient. Le Portugal paie san doute le prix de la canicule ( - 14%).

Perspectives de Toussaint

Pour la période des vacances solaires de la Toussaint, les cartes sont rebattues.  L’émergente Albanie est toujours à la hausse (+ 237 %) comme le Royaume-Uni (+ 52 %), l’Italie (+ 17,9 %), l’Espagne (+ 5,4 %). Le Japon (+ 17 %) est à nouveau plébiscité pour remplacer les voyages annulés du printemps dernier.

 

 

Exod enrôle des marcheurs pour réparer des forteresses et des églises

Exod enrôle des marcheurs pour réparer des  forteresses et des églises.

En mettant un pied devant l’autre, les marcheurs ou les runners du pays peuvent participer à la reconstruction pierre par pierre de monuments en péri. Via l'application Exod.com

L’application collaborative Exod.com permet aux marcheurs et aux runners de participer au sauvetage où à la réparation du petit patrimoine national. On entend par marcheur ceux qui mettent un pied devant l’autre pour sortir le chien, chercher le pain,  courir sous Strava, ressortir le chien, qui  vont au  travail à pied et mieux encore font des visites touristiques  sans autre moyen de locomotion que leurs jambes.Les traileurs, les runners, les passionnés de marche nordique  sont  bien sûr visés par la démarche.  Y  compris ceux qui sont équipés de sneakers de compétition pour les trails, histoire d’avancer comme dans des pantoufles dans le pentu... Ou jusqu’au bout de la rue.

Tous les marcheurs et les runners sollicités

Ne sont pas réellement considérés les marcheurs de la politique de 2017  qui peinent aujourd’hui  à  faire avancer  de vrais projets au bord du précipice.  Le principe mis au point par Exod est simple. Il ne rapporte rien, pas de l’argent pour compter les pas ni des bons d’achats. Tout juste le sentiment d’avoir fait œuvre utile pour sauver ce qui fait le bonheur des visiteurs et la fierté des autochtones. « Exod est une incitation à la curiosité, à ouvrir l’œil pour découvrir des sites d’intérêt, à faire des photos, à rapporter des anecdotes. Mais le principal moteur de l’application, c’est de marcher, de faire des pas, jour après jour, de les cumuler pour que chaque fin de journée, ces pas deviennent des oboles et nous permettent de valoriser financièrement les efforts de chacun » explique Sylvain Morel, le co-fondateur avec Florian Colas et Eric Girardin, d’Exod.com. Ils s’appuient sur le savoir-faire  sur Génération-Voyage (générationvoyage.fr)  une application déjà existante qui édite des bonnes idées de visites ou d’activités pour toute la France.  «Pour moi c’est de la visite guidée. Cela me pousse à sortir de chez moi, à découvrir de nouveaux quartiers » raconte Caroline l’un des pionnières. Cette  incitation à la débauche de marche à pied  a démarré sur un rythme plus élevé que prévu. « En moins de trois semaines, nous en sommes plus de 5000  marcheurs pour un total de plus de 75 millions  de pas comptabilisés » calcule   Sylvain Morel qui rappelle que les trajets à vélo ou en trottinette ne sont pas identifiés par les compteurs de pas qui sont  dans nos téléphones de poche.

Remettre l'église au milieu du village

Les fondateurs espèrent pouvoir, à terme rédistribuer 15 000 € chaque mois  pour soutenir l’un ou l’autre  des 70 projets répertoriés dans toute la France. Ce sont les marcheurs eux-mêmes qui définissent une fois par mois, la destination du chèque. La toute première participation d’Exod.com intéresse la reconstruction du clocher de Saint Salvadou, de Bas-Ségala en Aveyron,  foudroyé puis incendié le 16 août dernier,   cette petite  commune de 500 habitants a reçu un chèque de 708 €… pour remettre l’église au milieu du village.

D’autres projets sont déjà identifiés, comme le château de Montségur en Ariège, Fort Brescou à Agde ou bien le phare du petit Minou à Plouzané (Finistère).

IFTM-TopRésa : le voyage est une valeur

Plus de 32000  personnes, accourues du monde entier vont se précipiter la semaine prochaine au salon mondial du tourisme de Paris à la Porte de Versailles (15-17 septembre, réservé aux professionnels). Au sortir de la saison estivale, se dessine le devenir des déplacements d'agrément qui sont désormais  regardés  comme des voyages. Plus de 1600  destinations y sont  proposée

L’édition 2026  de Top Resa  va sans doute marquer un tournant  dans le monde du tourisme. Ainsi débarrassées de la problématique du  Covid qui appartient au passé, les entreprises peuvent et doivent s’investir dans le l’avenir du tourisme en posant ouvertement la question du voyage. Plus de 32000 professionnels sont attendus pour comprendre le nouveau monde qui installe ses standards  d’usage des déplacements et  des séjours. Et pour la première fois est posée sur les différentes tables de conférence la notion de valeur du voyage. C’est le principe même du déplacement. Que peut génèrer le fait de se mouvoir pour  son propre plaisir personnel, familial, professionnel ? C’est selon les organisateurs du salon, un premier pilier de valorisation : l’économie et le territoire. Ce que rapporte  le tourisme et  ce qu’il coûte aussi.

Le frisson et l'émotion du voyage !

 

La deuxième dimension de la valeur « voyage » intéresse plus directement le touriste lui-même. Elle renvoie   aux valeurs  humaines et émotionnelles, puisque les visiteurs  recherchent un frisson, un ressenti, en supplément de la consommation proprement dite du séjour : hôtels, restaurants, bateaux... Le frisson, c’est la faculté première qui pousse à sauter dans des avions ou des trains pour  ressentir des sensations nouvelles, inédites. C’est alors que le déplacement prend son sens.  Enfin, les experts regroupés à TopResa  vont pouvoir argumenter sur la  troisième dimension, collective cette fois-ci  des voyages. Ainsi donc, il ne suffit plus de répondre aux oukazes  des influenceurs et de l’intelligence artificielle  pour choisir son prochain séjour, qui génèrent les  grands  flux. Ainsi, on avait noté la sensationnelle campagne de promotion territoriale des paradisiaques Dolomites, au nord de l’Italie dans la foulée des jeux olympiques d'hiver de Cortina d'Ampezzo (Tyrol du sud).  Cette réussite a abouti à une situation aïgue de surtourisme sur les principaux sites de cette  spectaculaire zone naturelle  de montagne, terre bénite des alpinistes et  de ceux qui veulent faire de trés belles photos de vacances. Ainsi, la destination des Dolomites a-t-elle rejoint Venise, Rome, Florence, Naples ou les Cinq  Terres dans le carré des hauts lieux de la surfréquentation. A tel enseigne que des propriétaires privés, des agriculteurs, ont instauré un ticket d’entrée sur leurs parcelles à 5€ pour réguler le flux devenu insupportable. L’initiative sauvage est illégale mais elle montre bien la difficulté de faire  cohabiter une population pérenne et un  massif flux saisonnier  sur les terres instagramables.  Le défi vacancier devient la nécessité  de produire  des images pour sa propre  communauté, les plus belles possibles.

Hors  des  foules,  le salut !

Bienheureusement, il est possible de voyager ailleurs que dans la foule. Et chaque année, le salon de Paris est la preuve vivante que l’on peut visiter à côté des méga-spots. Ainsi cette année, 1600 destinations sont à découvrir avec un pays qui s’ouvre encore plus aux visiteurs : l’Ouzbékistan qui est entré en partenariat avec l’évènement pour augmenter sa visibilité sur la place mondiale. Les villes millénaires comme Samarcande fournissent la tête d’affiche mais on comprend bien que là encore le territoire offre une belle authenticité et une  grande diversité.  A Top Resa, on croise une foultitude de professionnels de tourisme, qui oeuvrent notamment dans les agences de voyages ( prés de 40 % du visitorat) et qui ont un rôle important à jouer pour guider le candidat au voyage  lors de la préparation de son périple qui tient du slalom  géant sur les pistes numériques.

 

 

Laurent Maynadier établit un nouveau record de précocité de vendanges.

Vendanger un 15 juillet, c'est un record absolu pour les vignes de France. Et un signe évident de changement climatique. Même si les pluies ont été conséquentes dans les vignes du sud avant les trés fortes chaleurs.

Les pluies de l'hiver et du printemps et les brûlantes journées de l'été ont généré un nouveau record absolu de la précocité dans les vignes du sud de la France. C'est Laurent Maynadier, vigneron de Fitou (Aude) qui a établi le nouveau record le 15 juillet dernier à 7h00 du matin. Laurent est un habitué de la première marche du podium pour les premières vendanges de France. Mais cette fois-ci c'est 8 jours plus tôt que la précédente date considérée commune une exception. « Le cycle végétatif de la vigne s'est accéléré. Huit jours d'avance de bout en bout avec des premières journées trés trés chaudes en mai qui ont accéléré le débourrage de la vigne, là où les grains commencent à apparaître » explique le producteur. S'il vendange souvent en tête, c'est tout simplement parce qu'il récolte le cépage Muscat Petit Grain, pour produire un vin de Muscat sec, peu sucré mais trés aromatique et trés demandé sur le marché. Surtout, il exploite dans son domaine du Champs des Soeurs, une parcelle bien située à la sortie de Fitou en direction de Sigean, qui domine les étangs. Pour lui la récolte sera bonne puisque les pluies ont été abondantes, un peu plus que la moyenne sur les dernières années. La plupart des domaines du sud de la France se préparent à récolter avec 8 à jours d'avance sur des dates déjà précoces. Tous les producteurs sont attentifs. La trés forte chaleur, étouffante pourrait ralentir le développement des baies. Et tous espèrent  quelques orages et de l'eau pour réduire le stres hydrique de la plante.

Une rose et mille Mondes : Le Petit Prince passe l'été chez Gérard Bertrand

C'est l'une des expositions les plus inspirantes de cet été suffoquant. C'est « Une Rose et Mille mondes », chez Gérard Bertrand, au domaine de l'Hospitalet à Narbonne, une quarantaine de créations d'artistes  de culture asiatique, rassemblées par le propriétaire du château, passionné d'art, d'art de vivre, de viticulture. Et de philosophie tendance Antoine de Saint Exupéry. Avec un supplément, Kosmos, une  cuvée universelle. Et dans l'idée : relire Le Petit Prince si le dieu Soleil nous laisse réfléchir et respirer enfin. Pour les 80 ans de l'édition française chez Gallimard.

Ainsi donc le Petit Prince a désormais une ambassade sur terre, entre ciel étoilé et mer Méditerranée. C’est au château de l’Hospitalet, dans ce domaine béni des dieux, des vins et des vents. Des bons vivants et des bienveillants qui se partagent parfois la même planète. En février dernier, Gérard Bertrand, a signé un partenariat avec la fondation Antoine de Saint Exupéry pour la jeunesse. Dans le même temps à l’hôtel Lutétia à Paris, il a présenté Kosmos, sa dernière création oenologique, un vin blanc, un vin rouge, une compilation réussie des meilleurs jus de ses dix-sept domaines,un défi jamais réalisé depuis que le vin est vin. Qui a demandé plus de deux ans de préparation pour trouver la juste combinaison, l’assemblage sublime et complexe. Cette cuvée est estampillée Antoine de Saint Exupéry sur une étiquette qui présente les galaxies, comme une évidence, ici-même sous les étoiles du Massif de la Clape et dans l’univers du philosophe-pilote de guerre. Depuis 2009, la fondation dirigée par Olivier d’Agay développe des programmes d’actions aussi bien en France que dans le monde entier, dans le domaine de la défense de la biodiversité et pour les jeunes.

En juin dernier, les principaux acteurs de cette opération ont dévoilé cette étonnante exposition. Dix-huit artistes issus de la diversité asiatique, de France ou de l’étranger, ont plongé leurs pinceaux et leur inspiration dans leur propre culture du Petit Prince. Souvenirs d’enfance, réminiscences de lectures. Tous sans exception, comme dans le vaste monde ont quelque chose en eux du Petit Prince, un conte universel, le plus traduit dans le monde en plus de 600 langues ou dialectes. « L’œuvre de mon grand-oncle relie l’espace et le temps. Elle parle aux générations successives de responsabilité, de lien et d’essentiel. KOSMOS prolonge cette vision dans un autre langage : celui du vin » explique Olivier d'AGay qui préside la fondation.

« Kosmos est né de notre lecture sensible du monde. Le vin est un dialogue entre la terre et le ciel, entre la matière et l’esprit » répond Gérard Bertrand qui voit un lien très évident entre le Petit Prince et cette manière de cultiver la terre et de faire du vin. Avec respect et passion.

Ici, à l'Hospitalet, ils ont tous un peu de Petit Prince en eux

« Les cuvées KOSMOS, sont issues de l’assemblage d’une sélection de parcelles cultivées en biodynamie au sein des Châteaux et Domaines Gérard Bertrand. Elles incarnent cette conviction profonde que la viticulture est un art vivant, guidé par les cycles naturels et le rythme des astres, le vigneron jouant son rôle de révélateur au travers de l’art de l’assemblage. Car, plus qu’un vin, KOSMOS est présenté comme un « geste artistique », reliant terroirs et consciences, dans l’esprit de cette phrase de Terre des hommes : La grandeur d’un métier est, peut-être, avant tout, d’unir des hommes » raconte encore Gérard Bertrand. Lui se passionne, on le sait, pour la biodynamie, l’art de vivre et  les divines inspirations.

Ainsi donc est né ce partenariat matérialisé par l’exposition de cet été, qui parle de manière universelle du Petit Prince. Le réputé  galeriste Anthony Phuong, qui développe avec Ziwei la maison A2Z art Gallery à Saint Germain des prés a orchestré cette délicate  opération artistique, hors du commune. C'est lui qui a réussi le subtil assemblage pour hisser l'expo au même niveau que Kosmos. Qui a trouvé les artistes et les a motivés pour produire un peu de Petit Prince.

À tout moment, on s'attend  à ce que surgisse Antoine de Saint Exupéry

Trois ans plus tôt, déjà, on s’en souvient, une première exposition pour fêter les 80 ans de la toute première édition américaine du Petit Prince, avait sacralisé l’Hospitalet comme un lieu de la mémoire d’Antoine de Saint Exupéry. Trois étés et autant de canicules sont passés sur le domaine. Et le château donne encore le sentiment, que l’écrivain-aviateur est sur le point de surgir pour se glisser dans les activités de la maison Gérard Bertrand, inspirée par les textes d’Antoine de Saint Exupéry. Ici et plus qu’ailleurs, le ciel est en permanente conversation avec le vivant. Aprés être passé par L’Hospitalet à l’heure du vernissage de juin, Philippe Perrin, ambassadeur de la fondation Antoine de Saint Exupéry avoue sa surprise et son émotion.  « C’est bien l’un des meilleurs endroits pour incarner l’écrivain. C’est un lieu et même une équipe qui respirent l’esprit et la pensée de l’auteur du Petit Prince. C’est un merveilleux enrichissement et surtout un souffle supplémentaire pour la Fondation. Je suis persuadé que Gérard Bertrand est un moteur supplémentaire et que nous allons faire, avec lui, ce créateur et cet entrepreneur français, de grandes choses » explique l’astronaute, aviateur et pilote d’essai français qui a rejoint la patrouille  permanente d’Antoine de Saint Exupéry aprés avoir emporté avec lui dans l’espace le Petit Prince justement.  Comme l'avait fait avant lui l'astronaute française Claudie Haigneré la marraine de l'exposition. Philippe Perrin est ressorti impressionné  par cette expérience nouvelle, inspirante et inspirée.

L’exposition est en libre accès à partir de 10h00 au domaine de l'Hospitalet. Elle se visite jusqu’au 13 octobre.

Florac : Les Tuffery réinventent les jeans et rallument les heures bleues

Cinq dates et autant de raisons pour prendre la route  rafraichissante des gorges du Tarn. Pour se refringuer et même guincher sur le toit-guinguette des ateliers. Le programme est au bout de la lecture.

Le toit-guinguette de l'atelier Tuffery
Le toit-guinguette de l'atelier Tuffery à Florac

Il se passe toujours quelque chose derrières les idées émises par Julien et Myriam Tuffery. Ainsi le dernier chantier d’extension de l’atelier de Florac a-t-il accouché d’un festival grâce à son toit-guinguette. Lors de la visite du chantier, Julien, lui-même, avait un peu vendu la mèche que cet espace, au-dessus des ateliers, allait permettre des moments d’échanges et de convivialité.  L’emplacement du barbecue était même prévu. Le projet est réalité festive depuis déjà trois saisons de musique et installé  dans l'agenda pour cet été 2026 avec cinq dates qui donnent  envie de passer de l’essayage au rez-de-chaussée à la    au premier étage. Il faut dire que depuis le redémarrage des ateliers Tuffery, Julien et Myriam ont capitalisé une solide expérience évènementielle pour transporter le nouveau concept du « fabriqué  français en Lozère »  de Toulouse à Montpellier et dans le quartier du Marais à Paris avec à chaque fois des soirées particulièrement réussies.

« Les Heures Bleues sont nées de notre envie d’ouvrir davantage la manufacture sur notre territoire. Chaque été, habitants, visiteurs, producteurs, artisans et artistes se retrouvent ici autour de ce qui nous rassemble : la musique, le goût des bonnes choses et le plaisir d’être ensemble », estime Julien Tuffery, dirigeant de la manufacture familiale centenaire avec son épouse Myriam. Ils ont ainsi installé les dates du toit-guinguette  comme des moments importants de la vie festive  estivale de Florac, après avoir  fait de leur boutique-atelier un des passages obligés de tous les visiteurs  de Florc les  trois rivières.

Mieux encore, l’organisation bien huilée, permet d’orchestrer autour de  ces cinq soirées, à la bonne  franquette, une ouverture prolongée du show-room, jusqu’à 21h00.  Ensuite ?  Concerts live, produits locaux, grandes tablées et coucher de soleil sur la vallée : Les Heures Bleues proposent une manière différente de découvrir la manufacture de jean. Lorsque les machines s’arrêtent et que la journée touche à sa fin, le lieu de fabrication devient un lieu de rencontre, de partage et de convivialité.

Cette nouvelle saison fera voyager le public d’une fanfare festive à la pop rock, de la variété française aux sonorités internationales, avec un temps fort exceptionnel consacré à la musique électronique.

Synapson, la musique électro de l'atelier Tuffery

Cette édition 2026 sera marquée par une collaboration toute particulière avec Synapson. « Tout est parti d’une rencontre autour de valeurs communes : l’attachement au savoir-faire, à la création et aux projets porteurs de sens », poursuit Julien Tuffery. Une relation qui s’est concrétisée en 2025 autour de l’album Blue Jeans, pour lequel Atelier TUFFERY a imaginé et réalisé une série de pochettes vinyles collectors confectionnées en denim, avec le visuel de l’album directement floqué sur le jean. De fil en aiguille, le duo français de l’électro est venu tourner une session live au cœur même de la manufacture, au contact des équipes et des ateliers. Le jeudi 23 juillet, Les Heures Bleues accueilleront ainsi Synapson pour une soirée événement. Le célèbre duo français d’électro investira les toits de la manufacture pour un DJ set inédit, quelques mois après la collaboration artistique menée au sein même d’Atelier TUFFERY. Pour cette date, la réservation est obligatoire (tarif 15€) et la jauge limitée à 400 places

Programmation 2026 

Andorre : donnez-leur huit mètres de neige et ils la transforment en or blanc

L’Andorre vient d’enregistrer une des meilleures saisons d’hiver de son histoire. La neige, pléthorique cette saison nourrit cette croissance. Et renforce l'attractivité hivernale des stations ainsi regroupées dans l'unité Grandvalira Resorts.

« Au-dessus de 7 mètres de neige, voyez-vous, on ne compte-plus ! » s’exclame un des opérateurs andorrans de Soldeu, partie intégrante de Grandvalira, la mégastation des vallées  qui jouxte la France. Et cette année, gâtée par la nature, la principauté a reçu jusqu’à 8,64 mètres de neige. C’est arrivé depuis la période d’avant-saison de la Purisima, cette  fête religieuse de début décembre en Espagne, qui magnétise les skieurs  de Catalogne du Sud. jusqu’à ces jours-ci. Le grand manteau blanc est encore omniprésent et il tombe encore, certaines nuits, cette fameuse  neige du coucou.

Andorre et sa dotation exceptionnelle en neige naturelle cette hiver. (c) Grandvalira Resorts
(c) Grandvalira resorts

Moyennant quoi, les stations  regroupées dans le GrandValira Resorts (Pal-Arinsal, Ordino-Arcalis et GrandValira) publient des résultats  quasi historiques malgré une météo par moment  défavorable aux sports d’hiver et des problèmes d’accès routiers  qui ont perturbé  une dizaine de week-ends. Pour cette campagne, GrandValira resorts annonce  2 382 805 journées-skieurs  vendus, soit une hausse de 2,7 %  par rapport à l’année précédente. Pal-Arinsal signe la meilleure performance (460 788 journées-skieurs) avec + 9,1 %  alors qu’Ordino-Arcalis recule de 3,7 % à cause d’intempéries. Le chiffre d’affaires  global  bondit de 4,25 % avec une contribution notable des activités annexes, puisque les hivernants, en Andorre, comme dans toutes les montagnes touristiques, ont encore plus consommés, en cours de skis, en location de matériel.  La restauration progresse moins vite :  + 1,8 %.

La clientèle espagnole  reste majoritaire

« Les abondantes  chutes de neige de cet hiver, avec des cumuls records, ont permis d’atteindre  des taux d’occupation journaliers très élevés, portés par une stratégie de vente anticipée  et le dynamisme des marchés internationaux » détaille David Ledesma, un des responsables de GrandValira Resorts. Ces  bons résultats sont réalisés  grâce à la clientèle internationale. l’Espagne reste le principal contributeur (52 %), avec prépondérance des catalans (25 %) devant les skieurs des régions de Valence, de l’Aragon et des Baléares (17 %). Le Royaume-Uni reste un des marchés-clés (17 %) alors que l’on note une très forte augmentation de la fréquentation des Amériques, USA ou Amérique du Sud (+ 40 %), notamment  boosté depuis trois ans, par l’intégration des pistes andorranes  à l’IKON Pass, qui regroupe les soixante plus belles stations dans le monde. La clientèle française est en recul à  seulement 6 %, contrariée cette saison par des problèmes d’accès via le Pas de La Case. Les stations andorranes  ont gravé cette année, un nouveau record historique, celui la plus importante  fréquentation en une seule journée. C’était le 29 décembre, soit un cumul de 34 523  skieurs sur les trois stations, avec notamment 25 412  skieurs sur le domaine de Grandvalira et les premières pistes au pied du Pas de la Case.

Les skieurs adorent et adoptent le numérique

(c) Grandvalira resorts

Le digital joue un rôle-clés pour  l’administration commerciale de la destination andorrane  notamment avec la  doctrine d’anticipation des réservations. Ainsi les ventes digitales progressent de 6 %, ce qui n’est pas une croissance faramineuse mais la réussite réside dans l’usage de l‘application mobile qui enregistre une augmentation de 65 % des interactions. Cette fameuse application regroupe  à ce jour 380 000 utilisateurs actifs (+85 %). Cela  semble être  une des recettes du succès commercial de la destination. Et un des leviers de développement  à l’attention les usagers pour les prochaines saisons. Avec si possible, 7 mètres de neige pour sécuriser les séjours.

parkings payants de Carnon : Pierre-Martin Chazot assouplit la doctrine municipale

Pour rendre la station plus attractive et faciliter la vie de tous les jours des résidents, voici donc la version  2026 du stationnement payant à Carnon-Plage. Qui peut faire l’unanimité.

Comme promis, le nouveau maire sorti des urnes le 22 mars  dernier a modifié le dispositif des parkings payants dans la station.  Le stationnement reste payant du 1er mai au 30  septembre, soit une contraction notable de  la période de collecte de la petite monnaie. Surtout, le parking est payant de 9h00 à 19h00 (au lieu de 21h00) ce qui est un avantage notable pour les restaurants qui avaient été impactés par la mesure  mise en place par l’ancienne équipe. Les résidents ont droit à un pass à l’année pour chacune des voitures du foyer (20€ par voiture, au mieux de 100 € la seconde voiture dans le dispositif précédent). Ce pass est aussi  accordé aux membres des associations qui ne résident pas sur la commune, les plaisanciers, les melgoriens.

En plein-centre station, une zone  verte remplace la zone  bleue, soit 200 places  pour deux heures  gratuites, afin de  faciliter l’accès aux  commerces.

Surtout, le parking à l’entrée de la station (500 places) devient  gratuit à raison de 48heures par semaine, pour éviter les voitures-ventouse. Ce qui parait un dispositif parfait pour ceux qui viennent  visiter leur famille carnonnaise.  Les touristes ont  vocation à se garer  sur  ce parking pour un forfait qui s’établit à 35€ par semaine.

Ce qui fait aujourd'hui de Mauguio-Carnon, l'une des communes littorales parmi les plus attractives de la zone méditerranéenne.

 

Pierre-Martin Chazot le nouveau maire : "faire de Carnon, une station à part-entière

Le nouveau maire de Mauguio-Carnon est en piste. Et même immédiatement en action puisque la saison touristique arrive très vite. Et   qu’il faut démarrer la campagne du stationnement payant dans la station, en attendant les puces au port et le pôle nautique à développer.

La bataille électorale gagnée dans les trois bureaux de vote de Carnon, le 22 mars dernier.

Forcément, c’est à Carnon, sur le marché du samedi matin, que Pierre-Martin Chazot a donné sa première visite sur le terrain comme maire. « C’est un moment  fort d’émotion d’être installé comme maire. Mais  cette allégresse est de courte durée parce que très vite, les responsabilités  arrivent. Encore que, installé c’est un bien grand mot. J’ai les clefs de la mairie, mais Je n’ai pas encore de bureau » plaisante Pierre-Martin Chazot qui, ce samedi, navigue sur le port de Carnon en terrain connu et apprécié. Ici, les trois bureaux de vote lui ont donné la victoire (238 voix d’avance sur Cécile Barral, pour un résultat final de 120 voix d’écart. C’est le  fruit d’un travail, méthodique et appliqué, une campagne  permanente, silencieuse menée sur plusieurs années, pour connaître personnellement tous les acteurs, les habitants, les membres des  associations.

Une campagne avant la campagne, silencieuse, permanente, méthodique

« Pendant plusieurs années, j’ai consacré mes samedis et mes dimanches à être sur le terrain, dans les assemblées générales des associations, dans les  réunions de quartier à Carnon comme à Mauguio. C’est ce socle qui m’a permis de passer de 10 %  des bulletins en 2020 à 24 % au premier tour le  15 mars dernier » explique cet ingénieur en génie électrique  formé  dans une des grandes écoles de Lyon, l'INSA (institut national des sciences appliquées). Son métier  réclame une forte capacité d’analyse et de la minutie, une maîtrise parfaite des techniques avancées. Il a réalisé une très belle carrière  dans des grands groupes internationaux, sans jamais vraiment quitter des yeux, Mauguio-Carnon, la terre natale et la mer de toutes les espérances. Il est entré en politique dans le mouvement des élections régionales de 2015 qu’il a accompagné sous la bannière de l’UMP. Il a ensuite lui-même repris et développé une section à Mauguio-Carnon avant de s’émanciper du parti, sans modifier ses convictions.

Les parkings de Carnon, premier cash-test du nouveau maire

Pierre-Martin Chazot, le nouveau maire de Mauguio et de Carnon. (c) christian Goutorbe

Les responsabilités du nouveau maire, elles affleurent déjà très naturellement sur le marché de Carnon, avec forcément la récurrente question des parkings payants de la station dont la mise en place par l’ancienne équipe, a laissé des traces dans les esprits. « Que va-t-il se passer à partir du 1er avril ? Mes enfants et mes petits enfants qui doivent me visiter  s’inquiètent. Et le 1ER avril, c’est dans quelques jours seulement » questionne cette carnonnaise. « Croyez-moi ! Rien ne bougera avant la  fin de semaine prochaine. Les parkings resteront libres  jusque-là » rassure le maire qui  doit traiter rapidement cet épineux dossier prioritaire. Ce sera d’ailleurs le principal objet du premier  bureau municipal qui se tient ce lundi soir 30 mars pour finaliser la nouvelle donne du stationnement dans la station. L’annonce en sera  faîte ce vendredi  à 18h30 salle Aimé Césaire. Rien n’a filtré de ce qui sera mis en place. Mais on sait déjà que les adhérents  des nombreuses associations pourront bénéficier d’un nouveau traitement.

Faire de Carnon, une station à part entière.

Derrière les urgences, voici aussi le projet. « Carnon doit trouver sa place  de destination balnéaire entre La Grande-Motte et Palavas-Les-Flots.  Il y a matière à créer, à Carnon-Ouest, un pôle nautique rassemblant tous les professionnels de la mer. Et on peut le développer, ce pôle, dans le sillage de La Grande Motte pour les bateaux de plus petite taille. Le port lui-même doit devenir un lieu d’animations, avec l’arrivée, sur les quais d’un marché aux puces  du dimanche, revu et corrigé, plus brocante  que vide-grenier. Les emplacements seront prioritairement réservés aux carnonnais, aux Melgoriens et ensuite aux exposants venus de l’extérieur. Cela doit devenir un pôle d’animation des dimanches en supplément des manifestations  que nous allons générer » poursuit Pierre-Martin Chazot, dont la vision est déjà bien précise. Sur cette  feuille de route, Mauguio n’est pas oubliée, ni même l’environnement territorial : la Métropole de Montpellier qui a vocation à rester en voisin et puis la communauté Terres de Camargue? de l’autre côté du Vidourle, possiblement partenaire.

Salon Mondial du tourisme : Les franciliens ont toujours la bougeotte

Les  franciliens passionnés de voyages, visiteurs du salon de Paris, rêvent d’Italie, d’Espagne et d’Asie.  Mais,  les routes aériennes  vers le Pacifique sont contrariées.

La destination Japon, dans la tourmente des affaires iraniennes. Cherche hub de substitution.
La destination Japon, dans la tourmente des affaires iraniennes. Cherche hub de substitution.

Selon un sondage réalisé par le salon mondial du tourisme  de Paris, les franciliens continueront à voyager intensément en 2026. 73 % des personnes interrogées en novembre dernier projettent de partir deux fois à l’étranger dans l’année. Ils partiraient dans deux directions bien identifiées : l’Europe et l’Asie.  Dans les intentions de voyage, l’Europe ( 38 %) progresse de 7 points avec les destinations Italie et Espagne  prioritairement. L’Asie est en légère augmentation (+ 1%) à 28 % le plus haut niveau jamais atteint depuis la création de l’observatoire en 2019.

Mais, le sondage a été réalisé en novembre dernier avant la « mise à  sac » récente par les bombardements  des hubs quasi obligatoires de Dubaï ou de Doha. Ce qui pourrait remettre en question l’envie d’Asie, principalement  du Japon (22 %), du Vietnam (20 %) ou  de la Thaïlande (19%). Les derniers évènements pourraient rebattre les cartes du tourisme dans le Pacifique, alors que la destination revenait dans la course  après le grand plongeon de la période Covid.

Bretagne et région Sud toujours destinations adorées !

Dans le même sondage réalisé à partir  de plus de 800 abonnés  à la newsletter,  71 % des franciliens, passionnés de voyage, déclarent partir au moins deux  fois par an en France, s’entend hors de l’Ile de France.  Fort logiquement, c’est la Bretagne qui est  aujourd’hui encore la terre la plus désirée (38 %. + 4 %) devant la région Sud  (Provence et Côte d’Azur) à 35 % (+ 6%), et Auvergne-Rhône-Alpes, en mode « la montagne vous gagne »  soit + 7 % (28 %).  Nouvelle Aquitaine est stable (24 % - 2%). Ce sont les  valeurs sûrs des Provinces  alors que tous les bassins touristiques se bagarrent pour capter la clientèle des voyageurs, y compris sur le segment des  cours séjours  avec une année 2026, béni des dieux du calendrier avec la possible  de multiplier les ponts au printemps. Toujours dans ce sondage, la Bourgogne qui a pignon sur allées au Salon cette année, établit la plus belle performance cette année : + 17 %.  Certaines destinations championnes d’Europe  sont aussi très présentes  sur ce 49 eme salon :l$es Baléares en force, l’Andalousie et les Canaries  pour l’Espagne, la Sicile, Naples et la Toscane pour l’Italie. Ce qui explique  l’envie d’ailleurs des franciliens.