Grands Buffets de France : Narbonne revient dans la course
C'est l'heure du choix final pour Les Grands Buffets qui doit écrire son avenir et son développement. Sur la grande table du déjeuner de Louis Privat et de son équipe, il reste à ce jour deux options : nouvelle implantation à Carcassonne-Trèbes ou bien redéploiement de la grande maison sur place à Narbonne, après que les sites de Perpignan puis Béziers aient été abandonnés. Les Grands Buffets de France accueillent actuellement 350 000 convives par an avec l’objectif à atteindre de 500 000 repas… En Buffets à sa guise au goût de la passion.
Le croustillant feuilleton du déménagement des Grands Buffets de France arrive à sa destination finale. Il tient en haleine un million de passionnés de cuisine française sur les réseaux sociaux des deux côtés des Pyrénées. C’est ce vendredi 22 décembre que Louis Privat, président-fondateur et génial inventeur du concept du conservatoire des traditions culinaires françaises va rencontrer Bertrand Malquier le nouveau maire et surtout président du Grand Narbonne propriétaire des murs de l’Espace Liberté qui abrite ce sanctuaire du bien-manger. A l’été 2022, un violent différend avait opposé son prédécesseur Didier Mouly et Louis Privat aboutissant au projet de déménagement. « Je ne dis pas que je vais partir. Je pars » s’était alors exclamé Louis Privat l’inventeur de cette formule de multiples Buffets très qualitatifs. Depuis, Didier Mouly a disparu et une nouvelle page s’est ouverte alors que l’équipe des Grandes Buffets dont les architectes, a ratissé tous les projets d’implantation avec accès direct à l’autoroute et possiblement à une belle liaison ferroviaire. Perpignan, les premiers, les plus motivés ont fini par jeter l’éponge faute de foncier suffisant et Béziers est aujourd’hui écarté pour des problèmes de délai et d’urbanisme. « Nous avons retenu Carcassonne où tout est prêt pour nous accueillir. Nous n’avons plus qu’à déposer le permis de construire. Sur place, nous avons ressenti une grande motivation des collectivités et de tous les acteurs économiques pour nous accompagner » argumente Louis Privat qui, en fin diplomate, garde tout de même deux fers au feu de sa rôtisserie géante.
Carcassonne ou Narbonne
« Avec le Grand Narbonne, nous pouvons aussi reprendre le projet de développement avec un hôtel sur place en proximité immédiate avec les Grands Buffets et une grande épicerie. Le centre de formation que nous souhaitons créer peut s’installer un peu plus loin dans la ville de Narbonne » poursuit Louis Privat, chef d’entreprise visionnaire qui s’appuie sur une équipe de salariés motivés et consultés pour toutes les grandes décisions qui marquent le présent et le futur de cette de la société. Et, forcément, les équipiers, réunis en comité d’établissement auront leur mot à dire entre le voyage à Carcassonne et une nouvelle grande maison à Narbonne à l’Espace Liberté revu et corrigé, modernisé, reconfiguré. Dans un dernier temps, les salariés devaient choisir entre Carcassonne et Béziers et ils s’étaient prononcés pour Béziers pour d’évidentes raisons de proximité.
Les Grands Buffets de la Gare… TGV de la RENFE
Surtout, Narbonne bénéficie d’une carte ferroviaire maitresse : une liaison ferroviaire TGV directe avec les grandes villes de Catalogne et d’Espagne qui nourrissent une bonne partie du développement actuel. « Nous avons entamé une fructueuse collaboration avec la compagnie nationale RENFE en 2016. Depuis nous en sommes à plus de 900 publications dans la presse, en télévision et en radio. Ainsi pour les récentes grandes fêtes espagnoles de l’Immaculée Conception, nous avons assisté à un véritable raz de marée dans notre établissement » raconte Louis Privat. Et ces voyageurs, lors de leur séjour sur place ne mangent qu’une seule fois aux Buffets. Alors on comprend l’âpreté du dernier combat qui se prépare entre Carcassonne, le favori actuel et Narbonne qui revient dans la course… A grande vitesse.
IFTM-Top Resa : Le Vatican du tourisme mondial à Paris
Au tournant de la civilisation et du climat, voici le salon mondial du tourisme. Les acteurs venus du monde entier se rassemblent pour, si possible, ouvrir de nouvelles pistes de croissance. Ici se dessinent nos futurs voyages.
Les professionnels du tourisme de France, d’Europe et du Monde entier le savent bien : il faudra encore « beaucoup pédaler » pour retrouver les bons chiffres d’exploitation de l’univers merveilleux d’avant la mortifère séquence Covid. Sauf à de rares exceptions, les acteurs sont en phase de reconquête des parts de marché égarés dans un contexte de bouleversement climatique et de société.
L'US come back
Elément notable, les Etats-Unis effectuent leur come-back cette année avec 22 acteurs majeurs pour « vendre » la destination appréciée des français malgré l’envolée des tarifs aériens. Plus d’un million de ressortissants français ont effectué cette année (de janvier à fin août. 1,059 millions) un séjour touristique aux USA sur plus de 30 millions de visiteurs accourus du monde entier. (Stand A042).
Paysages de France
Sur le grand plateau touristique de l’offre mondial, la France n’est pas en reste avec toutes les régions représentées rassemblées comme pas mal d’années au salon autour de la réplique de la Tour Eiffel, phare absolu de l’offre nationale. Pour cette édition, la Nouvelle Aquitaine promet un panorama très complet sur un très vaste territoire fortement marqué par des expériences viti-vinicoles, forcément. Avec en prime Terra Aventura, la grande chasse au trésor au format régional. (Stand K32).
Occitanie : les campings sauvent la mise 2023.
Après un début de campagne commercialement anxiogène, l'hôtellerie de plein air régional réalise plus de 29 millions de nuitées cette saison dans un environnement défavorable. Le retour des étrangers et notamment des touristes allemands explique en partie ce succès en remplacement de la clientèle française en recul.
Ils ont tremblé au printemps pour les piscines, les parcs aquatiques et même les douches des clients. Aujourd'hui, les acteurs de HPA (Hôtellerie de plein air) en Occitanie sont soulagés. Les résultats sont là, nickel compte tenu du contexte hostile : 29 431 078 nuitées enregistrées ou réservées plus quelques passagers de l’été indien. « L’Occitanie boucle la saison à zéro %. C’est peu ou prou ce qu’on avait réalisé en 2022. On limite la casse » estime Philippe Robert le président de la confédération Occitane d’HPA qui remonte le film à suspens. « Après de bonnes réservations de début d’année, on s’est retrouvés à – 7 %, puis – 3%, puis – 1 % avant de replonger à - 3 % voici trois semaines » détaille encore Philippe Robert qui salue les touristes étrangers sauveurs de cette saison (+ 12 %) et notamment des visiteurs allemands revenus en force alors que les estivants français ont été moins nombreux ( -( 5 %). Mais cette réussite dans l’adversité cache de très grandes disparités dans les fréquentations. « Les beaux établissements du littoral bouclent une bonne saison malgré un timide début juillet. Certaines grandes maisons ont même progressé. Par contre en rétro-littoral, les petits campings, notamment les indépendants ont souffert » explique Paul Bessoles, le président HPA des Pyrénées-Orientales en première ligne de toutes les adversités climatiques 2023. Cette situation différenciée est observée dans les départements du Gard ou de l’Hérault. La situation a été fort différente dans le bassin ouest de l’Occitanie recouvrant l’ancienne région administrative Midi-Pyrénées. Ici peu ou pas de sécheresse et encore moins de grands feu mais des précipitations plus abondantes qui ont ralenti fortement l’activité notamment dans les établissements de montagne. « C’était surtout en juillet. En août la situation a été excellente » indique Michel Dubié co-président de la confédération régionale. Tous les opérateurs parient sur les passagers de l’été indien, amateurs de la douche chaleur et du calme de septembre.