Escale à Sète : de la fête des mers au serment olympique

(republication TopSud News d'avril 2023)
Escale à Sète, la grande fête maritime internationale s’impose comme l’un des grands rassemblements en Méditerranée. Et un jackpot pour la ville et son port. Prochain épisode : 2024 année olympique.

Novembre à Sète : si doux y compris à la tombée du jour sur le bâtiment La Seine, un des bateaux d'intervention de la marine Nationale. Novembre, c’est l’heure traditionnelle de dresser un bilan économique de l’édition 2022 d’Escale à Sète, la fameuse fête des mers de tous les records. Ainsi donc, ce soir-là on ne distribue que des fleurs et des fél. Et, déjà on prépare 2024 pour se glisser avec souplesse dans le sillage olympique de Paris 2024. Pour cette année, les scores obtenus sont renversants. Du 12 au 18 avril, la ville de Sète dans son enclave Escale a compté 438 000 visiteurs. C’est 56 % de plus que l’édition précédente de 2018 (280 000 visiteurs) elle-même considérée, à l’époque comme un succès. Sans surprise, le samedi et le dimanche ont été les plus fréquentés autour de 73 000 personnes par jour. Mais dès le mardi 12 avril on comptait plus de 50 000 visiteurs. Ces passionnés de mers, de chants de marin, de beaux bateaux, de gastronomie méditerranéenne proviennent majoritairement de l’Hérault (53 %) puis du Gard, de la Haute-Garonne et des Bouches-du-Rhône. Dans ce palmarès du visitorat, les étrangers pèsent 7% arrivés de Suisse, d’Espagne ou d’Allemagne. Surtout, ces « participants » sont repartis ravis, prêts à revenir pour la prochaine édition (94 %) et même capables d’y attirer leurs amis.

21 millions d'euros de retombées économiques

Surtout, les visiteurs d’Escale sont d’excellents clients pour les commerces locaux. Selon une enquête conduite par la CCI de l’Hérault, les dépenses de ces amateurs de mers représentent 21 M€ (contre 12 M€ en 2018) soit une augmentation de 75 % alors que l’organisation de l’événement a demandé un investissement de 1,7 M€.

« On peut dire que tous les commerces sétois ont bénéficié très largement de cette édition. C’est particulièrement vrai pour le secteur du CHR. Les cafés, hôtels, restaurations, à 80 % annoncent une hausse du chiffre d’affaires. Tous disent qu’Escale est une manifestation utile et même nécessaire » analyse Olivier Ganivenq, vice-président de la CCI.

Patrimoine maritime français

« Il est évident qu’Escale à Sète est un atout important pour que nos territoires, celui de Sète associé à Montpellier deviennent, un jour, capitale européenne de la culture » poursuit François Commeinhes, le maire de Sète qui parle de l’inscription d’EAS au patrimoine maritime français et qui souligne l’implication de plusieurs centaines de bénévoles pour la réussite globale de l’évènement. Pour l’édition 2024 (26 mars-1er avril) les organisateurs promettent une fête des traditions maritimes encore plus riche et plus attractive en espérant une présence encore plus importante des visiteurs étrangers.

Ivermectin

Ivermectin : Le La molécule ivermectin peut-elle devenir une autre cartouche pharmaceutique pour freiner, voire stopper l’offensive du Coronavirus ? C’ est ce que pensent des chercheurs en Australie et en France. En supplément de la Chloroquine ! Même si cette seconde piste sera encore longue à explorer.

Noir sur blanc, sur les graphiques de la publication scientifique du 3 avril dernier (Antiviral research la bible des épidémiologistes), la courbe d’affaiblissement, puis de disparition du SARS-COV-2 (Covid-19) est abyssale puis carrément verticale. En l’espace de 48h00 un traitement unique avec la molécule ivermectine a permis de réduire drastiquement la charge virale, de passer de 5 000 unités de virus à une seule, soit un taux d’éradication de 99,98 %.

L' expérience inédite a été menée à la Monash University de Melbourne (Australie) par l’équipe scientifique de la Docteure Kylie Wagstaff. Ce même établissement à la pointe de la recherche pharmaceutique mondiale travaille actuellement sous la direction du professeur Colin Pouton à trois solutions de vaccins ou de parades contre le Coronavirus.

Cette fameuse courbe de l’espoir dans l’éprouvette de Melbourne, reprend exactement le même graphisme inversé des diagrammes de mortalité, vertigineux, que nous avons tous gravés dans nos mémoires, pour des territoires comme la Lombardie, Madrid, New York sur deux semaines au plus fort de l’orage pandémique qui a emporté dans la tombe des milliers de personnes. La nouvelle de cette réussite en laboratoire a créé une enthousiaste onde de choc dans les milieux scientifiques mondiaux.

Prudence après la révélation in-vitro. Mais détermination

Cette constatation in-vitro des chercheurs australiens a été reçue comme une validation du potentiel anti-viral de l’ivermectine sur COVID-19 chez Médincell à Jacou près de Montpellier. Ce laboratoire pharmaceutique français de recherches de pointe connait cette molécule sous toutes ses coutures.

« C’est une grande nouvelle mais pour l’instant, il s’agit simplement d’une validation in-vitro en laboratoire », explique David Heuzé, directeur de la communication de MedinCell. Il est confiant mais mesuré sur la suite du chemin scientifique à parcourir. « Il faut maintenant que des essais cliniques valident le potentiel curatif sur le vivant. L’équipe de Médincell, dirigée par Christophe Douat, travaille déjà sur un programme de développement de produit injectable de 3 mois pour lutter contre le paludisme. Nous avons lancé, il y a quelques semaines un projet de recherche pour une formulation injectable à action prolongée d’Ivermectin estimant que la société pouvait avoir un rôle à jouer dans la gestion du Covid-19. Il s’agira pour nous de vérifier l’efficacité potentielle d’un injectable à action prolongée sur la prévention et donc sur la rupture de la chaîne de transmission. En cas de succès, notre technologie d’injection sous-cutanée (BEPO) pourrait offrir une solution abordable pouvant être rapidement déployée » poursuit David Heuzé.

Tombée dans le domaine public, la molécule d’ivermectine est déjà mondialement connue et utilisée contre la gale ou la cécité des rivières en Afrique. Médincell, dont le siège social et les laboratoires de recherche sont basés à Jacou, au nord de Montpellier (Hérault) est une PME référencée au niveau mondial pour ses travaux sur l’éradication des grandes maladies mondiales.

La PME Fondée là l'incubateur de Montpellier (BIC) en 2003, a reçu en novembre dernier une nouvelle bénédiction financière (19 M $) de la fondation philanthropique Melinda et Bill Gates pour son travail de lutte contre le paludisme. Le 25 mars dernier, le laboratoire vertueux de Jacou qui emploie 135 personnes a également bénéficié de subventions de l’agence internationale de santé Unitaid pour financer les travaux précliniques de l’ivermectine sur le paludisme. L’enchaînement de ces bonnes nouvelles a généré à Paris (Euronext) une bataille boursière sans précédent sur le titre. Covid-19 condamné à mort dans des éprouvettes australiennes